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France / Société

Retraites: les syndicats reçus à Matignon pour une ultime tentative de dialogue

Le secrétaire général de la CFDT à la sortie d'une réunion à Matignon le 5 septembre 2019.
Le secrétaire général de la CFDT à la sortie d'une réunion à Matignon le 5 septembre 2019. FRANCOIS GUILLOT / AFP

Le Premier ministre reçoit ce lundi 25 et mardi 26 novembre les syndicats et le patronat afin d'examiner à nouveau le projet de réforme des retraites. Un projet qui suscite la colère de certaines organisations qui appellent à une journée de grève le 5 décembre prochain. Face à cette mobilisation à venir, le gouvernement entend montrer que le dialogue social se poursuit, mais personne ne se fait d'illusions sur un possible compromis tant les positions sont tranchées.

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Si Édouard Philippe tend la main aux syndicats, rien n'indique que cette main contienne de nouvelles propositions. Le gouvernement veut d'abord montrer que le dialogue social n'est pas rompu malgré la perspective d'une grève le 5 décembre prochain.

Pire, le ton s'est durci du côté de l'exécutif ces derniers jours, le président Macron estimait vendredi 22 novembre que la grève mobilisait avant tout « les salariés bénéficiant de régimes spéciaux », ce à quoi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez a répondu dimanche en l'accusant de vouloir « diviser les Français ».

Le gouvernement souhaite remplacer ce que l'on appelle « les régimes spéciaux de retraite », il en existe 42 en France, par un système universel. Certains syndicats l'accusent de vouloir tirer le système des retraites vers le bas.

Une fracture nette avec les syndicats

La fracture avec le pouvoir semble désormais nette, ce qui provoque des inquiétudes. Il y a les syndicats - comme la CGT - qui s'opposent au principe même de la réforme et il y a ceux qui y sont pour, comme la CFDT mais son patron Laurent Berger, n'est lui aussi pas dans les meilleures dispositions. Il s'agace du flou qu'entretient le gouvernement sur son texte et attend des clarifications. Il l'a répété : pas question, avant de faire la réforme, d'allonger la durée de cotisation ou de changer l'âge de départ pour faire des économies.

Le Premier ministre tentera certainement d’apaiser le débat dès ce lundi matin. Il recevra d'abord le Medef, le syndicat patronal, puis la CFTC, la CFDT et Force ouvrière (FO), avant de rencontrer mardi, l'U2P, la CFE-CGC et enfin la CGT, Philippe Martinez ayant confirmé sa présence.

Les lignes ne bougeront sans doute pas d'ici la grève du 5 décembre, qui servira peut-être à éclaircir le rapport de force.

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