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France / Retraites

France: l'opposition veut des éclaircissements sur la réforme des retraites

Le Premier ministre Édouard Philippe à Matignon lors d'une rencontre avec les syndicats sur la réforme des retraites le 26 novembre 2019.
Le Premier ministre Édouard Philippe à Matignon lors d'une rencontre avec les syndicats sur la réforme des retraites le 26 novembre 2019. Bertrand Guay/Pool via REUTERS

À une semaine de la redoutée journée de grève du 5 décembre, le texte de la réforme des retraites n’a toujours pas été dévoilé. Soucieux de se montrer à l’écoute, l’exécutif multiplie les initiatives en organisant d’ultimes consultations avec les syndicats ainsi qu’une rencontre mardi soir entre le Premier ministre et la majorité.

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« En deux ans, il y a déjà eu de multiples concertations donc tout cela c’est de l’enfumage », lance Bruno Retailleau qui ne manifestera pas le 5 décembre. Le sénateur LR partage néanmoins l’agacement de Sébastien Jumel qui estime « qu’on ne fait pas joujou avec les retraites ».

Pour le député communiste, il est temps de trancher et de dire exactement aux Français en quoi va consister une réforme qui a pu diviser au sein même du gouvernement. « Vous y comprenez quelque chose vous entre Delevoye, Édouard Philippe, Macron, la clause du grand-père, la clause de la grand-mère… C’est le flou artistique complet », s’énerve Sébastien Jumel.

Que ce soit sur la date d’entrée en vigueur de la réforme, la retenue ou non de la mesure d’âge, les demandes de précisions sont unanimes, même si à gauche, on ne se fait pas beaucoup d’illusion sur les effets du texte.

« La vérité, c'est qu'on ne sait rien »

« Est-ce que c’est minimum vieillesse ou est-ce que c’est une pension minimale ? Quelle sera la valeur du point dans le temps ? Est-ce que ce sera vraiment un euro cotisé qui créera un euro de droit ? La vérité, c’est qu’on en sait rien » dénoncé le député socialiste Boris Vallaud.

Mêmes interrogations de l’autre cote de l’hémicycle. Le député RN Sébastien Chenu envisage même de défiler le 5 décembre face à un gouvernement qui maintient le flou, selon lui à dessein. « Plus personne ne comprend rien puisque le gouvernement refuse d’assumer la réalité de ce qu’il est en train de mijoter ».

Face à la pression politique, le Premier ministre pourrait prendre la parole pour donner de premiers arbitrages ce mercredi 27 novembre.

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