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France

France: plus de 500 migrants évacués au nord-est de Paris

Le camp de migrants de la Porte d'Aubervilliers, à Paris, le 16 mai 2019. Il a été évacué ce matin (photo d'illustration).
Le camp de migrants de la Porte d'Aubervilliers, à Paris, le 16 mai 2019. Il a été évacué ce matin (photo d'illustration). CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Plus de 500 migrants ont été évacués et conduits vers des centres d'accueil ou d'hébergement jeudi matin lors d'une opération de « mise à l'abri », selon la terminologie de préfecture, dans un campement du nord-est de Paris.

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L'opération, la soixantième du genre dans la capitale depuis le début de la crise migratoire en 2015 et encadrée par un important dispositif policier, s'est déroulée dans le calme, trois semaines après l'évacuation d'une partie de ces camps à la Porte de la Chapelle, avec 1 600 migrants qui avaient été mis à l'abri.

À écouter aussi : « Les migrants à Paris ne sont pas réellement pris en charge » selon Florent Boyer de l'association Utopia 56 (invité France)

« Plus de 500 personnes, dont 216 vulnérables (des familles ou des femmes seules), ont été emmenées vers des centres d'hébergement dédiés ou des centres d'accueil et d'examen des situations », a indiqué la préfecture de la région Ile-de-France à l'AFP, une fois les bus remplis vers 7 h 45 à la Porte d'Aubervilliers. « On continue à procéder à des mises à l'abri en attendant l'évacuation totale » des campements aux abords du périphérique.

« Cycle infernal » d'évacuations

Elle a aussi souligné la présence des« effectifs de la préfecture de police », une semaine après une opération du même genre avortée en raison de l'absence d'encadrement policier dénoncé par les associations et la mairie de Paris. Les autorités se sont engagées à compléter le démantèlement des camps insalubres du nord-est de Paris dans les prochaines semaines, et éviter toute reformation de ces campements.

Mais pour les associations, l'attente de l'évacuation complète, qui devait se faire en deux temps, pose de nombreux problèmes. Depuis plusieurs jours, « nous avons constaté le retour à la rue » de nombreux migrants dont les maigres biens ont été « détruits » et qui ont trouvé refuge notamment à la Porte d'Aubervilliers, où les tentes jouxtent encore le périphérique, ont dénoncé jeudi quelque 23 associations de défense des exilés, dont Médecins du Monde.

Elles évoquent également le « harcèlement policier qui contrôle, disperse et invisibilise les exilés » et alertent « sur ce cycle infernal » d'évacuations et de retour dans le campements.

►À lire aussi : Deux campements de migrants évacués dans le nord de Paris

(Avec AFP)

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