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France / Argentine

Dictature argentine: l’ex-policier Mario Sandoval extradé vers Buenos Aires

Beatriz Cantarini de Abriata, la mère de Hernan Abriata, aujourd'hui âgée de 92 ans, tient un portrait de son fils devant l'ambassade de France à Buenos Aires, lors d'une manifestation en 2014.
Beatriz Cantarini de Abriata, la mère de Hernan Abriata, aujourd'hui âgée de 92 ans, tient un portrait de son fils devant l'ambassade de France à Buenos Aires, lors d'une manifestation en 2014. DANIEL GARCIA / AFP

L’ancien policier argentin Mario Sandoval, 66 ans, a été extradé ce dimanche soir 15 décembre depuis Paris vers Buenos Aires. Présumé impliqué dans la disparition d’un étudiant pendant la dictature argentine, cela fait huit ans que la procédure judiciaire est en cours.

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Après bientôt huit ans de bataille judiciaire en France, l'ex-policier argentin Mario Sandoval a été extradé dimanche soir vers Buenos Aires, placé sous escorte sur le vol Air France AF228 ralliant la capitale argentine depuis Paris.

Mario Sandoval est extradé par la France après un parcours judiciaire extrêmement complexe. Le dernier obstacle à son extradition a été levé vendredi dernier par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

Mario Sandoval était exilé en France depuis 1985 et avait obtenu la nationalité française en 1997. C’est seulement en 2012 qu’un juge argentin réclame son extradition. Il le soupçonne d’être impliqué dans près de 500 cas de meurtres, tortures ou séquestrations d’opposants politiques, pendant la dictature argentine.

S’ensuit une procédure judiciaire de huit ans, rythmée par nombre de rebondissements entre tous les échelons de la justice française et européenne. Mario Sandoval aura tout essayé pour éviter l’extradition. Il a ainsi pendant un temps même plaidé l’homonymie.

Un seul chef d’inculpation est retenu aujourd’hui contre Mario Sandoval par la justice : celui de la disparition d’un étudiant en architecture, Hernan Abriata. C’est à la mère de ce dernier, qui a 92 ans, que sont allés les premiers mots de l’avocate française de la partie civile. Elle espère que le futur procès argentin lui apportera une forme de justice et des informations sur le lieu où repose son fils.

À écouter aussi : Argentine: identifier les corps des victimes de la dictature

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