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France

2019, année de mobilisation de la jeunesse pour le climat en France

La jeune militante suédoise Greta Thunberg (c), en tête de la manifestation des jeunes pour le climat, le 22 février 2019 à Paris.
La jeune militante suédoise Greta Thunberg (c), en tête de la manifestation des jeunes pour le climat, le 22 février 2019 à Paris. REUTERS/Philippe Wojazer

En 2019, la jeunesse s'est massivement mobilisée pour le climat partout dans le monde. C'est la jeune Suédoise Greta Thunberg qui avait commencé toute seule à faire la grève pour le climat devant le Parlement suédois. Mais très vite, d'autres jeunes ont suivi son exemple. En France, le mouvement a émergé dans les premiers mois de 2019.

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Dans la cour de la prestigieuse École normale supérieure, plusieurs dizaines de jeunes s’activent ce vendredi 15 février 2019. Ils inscrivent des slogans sur des cartons, « Non-assistance à planète en danger », par exemple, ou encore « Ministère de la Trahison écologique ». Justement, ils préparent une manifestation devant le ministère de la Transition écologique plus tard dans la journée.

►À écouter aussi Reportage: de Lomé à Paris, la jeunesse engagée pour le climat

Lucien Baccaini est étudiant en biologie. Il annonce la couleur : les jeunes veulent que tout le système change puisque pour eux le capitalisme n’est pas compatible avec la lutte pour le climat, et la croissance ne peut être verte. 

« On continue de parler de croissance verte, de finance verte. La finance ne sera jamais verte. Le but, c’est de faire du profit, de créer de l’inégalité. Donc, à partir de là, on ne pourra jamais allier les deux. Donc, il faut peut-être comprendre que capitalisme et société durable, ça fait deux », dit-il.

Dans l’après-midi devant le ministère, ils sont des centaines à exprimer, eux aussi, leur rejet du capitalisme. Le vendredi suivant, grosse mobilisation. Sous un grand soleil, ils sont plusieurs milliers à accueillir Greta Thunberg. La jeune activiste suédoise marche en tête d’un cortège parisien. Parmi les manifestants, Anaïs Darenes, une jeune femme en service civique. « Aujourd’hui, il y a beaucoup de gens qui sont venus parce qu’ils ont entendu que Greta Thunberg venait. Cette jeune fille est incroyable, de toute façon », estime-t-elle. 

Certains militants sont très jeunes. Des lycéennes de seconde fréquentent des prestigieux établissements parisiens. Aujourd’hui, elles sèchent les cours pour sauver leur avenir. « Moins de riches, plus de ruches », scandent-elles. « Moins de riches, plus de ruches, pour permettre une vie plus équitable. Parce que si l’on ne fait rien maintenant, dans quelques années, ce sera foutu, on sera tous morts », estime l’une d’elle. « La planète ne va pas être vivable quand on sera en âge de travailler », ajoute une autre. 

Grande marche mondiale pour le climat

Arrivent enfin le 15 mars et la grande marche mondiale pour le climat : presque 2 millions de jeunes sont dans la rue dans le monde entier. À Paris, la place devant le Panthéon est bondée. Et cette fois-ci, même des collégiens ont rejoint la lutte pour le climat.

« Cette planète qu’on nous laisse, c’est juste inacceptable. On se bat pendant que des riches, des patrons pétroliers, des patrons de toutes les grandes entreprises se font de l’argent se font de l’argent grâce à de l’obsolescence programmée. »

►À lire aussi : Extinction Rebellion, désobéir pour sauver la planète?

Parallèlement au mouvement Youth for Climate, un autre mouvement fait parler de lui, c’est Extinction Rebellion, qui prône la désobéissance civile, les blocages des centres commerciaux, des sièges d'entreprises, des ponts ou encore les lieux de pouvoir.

Nous sommes le 28 juin, le thermomètre frôle les 40 degrés. Ce jour-là des lycéens issus à la fois d’Extinction Rebellion et de Youth for climate ont organisé ensemble un sit-in pour le climat, juste à côté de l'Élysée, le palais présidentiel.

« Nous avons des revendications. La première, c’est la mise en place de l’État d’urgence environnemental, deuxièmement, la taxe carbone doit devenir sociale et juste », énumère une manifestante.

Des enfants assistent à une manifestation appelant les autorités à prendre des mesures d'urgence contre le changement climatique, à Paris (France), le 21 septembre 2019.
Des enfants assistent à une manifestation appelant les autorités à prendre des mesures d'urgence contre le changement climatique, à Paris (France), le 21 septembre 2019. REUTERS / Charles Platiau

Les manifestants n'attendent rien des gouvernements

Plus tard dans l'année, en octobre, les membres d'Extinction rébellion se sont mobilisés dans plus de 60 villes du monde. À Paris, ils ont investi pendant une semaine le centre-ville autour de la place du Chatêlet. Et là, les jeunes ont été rejoints par leurs ainés. Ainsi, Gaspard, en cravate et veste de costume, résume un constat largement partagé : ici, on n’attend pas grand-chose des gouvernements.

« Personne ne peut croire que ceux qui ont le pouvoir aujourd’hui vont faire quelque chose pour enrayer la catastrophe en cours. Ce système doit être changé. Ceux qui ont intérêt à le faire perdurer sont au pouvoir », glisse-t-il. 

En toute logique, les différents mouvements ont déjà annoncé la suite de leurs actions pour 2020 : une nouvelle grande grève mondiale des jeunes le vendredi 13 mars, et une nouvelle semaine de rébellion à partir du lundi 13 avril organisé un peu partout dans le monde par Extinction Rebellion.

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