Accéder au contenu principal

Retraites: les indépendants veulent aussi faire entendre leurs craintes

Manifestation à Paris, le 28 décembre 2019, contre la réforme des retraites (photo d'illustration).
Manifestation à Paris, le 28 décembre 2019, contre la réforme des retraites (photo d'illustration). REUTERS/Benoit Tessier

En France, ils font moins parler d'eux que les grévistes des transports. Mais les professions libérales aussi comptent bien faire entendre leur voix et leurs inquiétudes vis-à-vis de la réforme des retraites.

Publicité

Ce vendredi 3 janvier, un collectif appelé « SOS Retraites » qui réunit seize professions libérales, médecins, infirmiers, voire avocats, appelle à faire grève, c'est à dire que chaque profession débrayera l'une après l'autre jusqu'au 9, et la journée de mobilisation interprofessionnelle. Comme l'organisation patronale UNAPL, le collectif anticipe une perte de revenus avec la mise en place de la réforme.

►À lire aussi Retraites: quelles actions les grévistes peuvent-ils mener en France?

Ils s'étaient déjà mobilisés en septembre. Par dizaine de milliers, avocats, médecins, infirmiers, pilotes du collectif SOS retraites pensaient avoir été entendus. Mais leur absence dans le discours d'Emmanuel Macron du 31 décembre a ravivé leurs inquiétudes.

Craintes que leurs spécificités ne soient pas entendues

La crainte que leurs spécificités, à commencer par des caisses de retraite autonomes, dont les finances sont jugées solidaires et vertueuses ne soient siphonnées avec la refonte totale du système. Pour une myriade de professions, la réforme prévoit un seul et même taux de cotisation pour tous 28,12%.

Ce qui aurait des conséquences néfastes par exemple pour les praticiens de santé comme les infirmières, les vétérinaires. Leurs cotisations vont doubler. Mais si les cotisations des médecins, notaires ou agents d'assurance baisseraient, elles, leurs pensions aussi diminueraient sans garanties.

Ce que l'on attend du gouvernement, c'est qu'il nous laisse nos régimes autonomes, qu'il nous laisse bosser, qu'il nous foute la paix

Ecoutez les explications de Nicolas Blatz: «La réforme va déjà doubler nos cotisations et ensuite nous allons perdre la gouvernance de nos caisses»,

À l’heure où le gouvernement a cédé aux inquiétudes de plusieurs professions comme les pilotes tout récemment, les professions libérales, jusqu’ici plutôt adeptes de la concertation, s’engagent à regret dans la grève. Elles regrettent que seules les capacités de nuisance permettent de se faire entendre.

►À lire aussi: Voeux 2020: Emmanuel Macron entend «mener la réforme des retraites à son terme»

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.