Accéder au contenu principal

France: le nouveau recteur de la Grande mosquée de Paris convoite aussi le CFCM

Chems-eddine Hafiz, le nouveau recteur de la Grande mosquée de Paris (à gauche) à côté de Dalil Boubakeur son prédécesseur.
Chems-eddine Hafiz, le nouveau recteur de la Grande mosquée de Paris (à gauche) à côté de Dalil Boubakeur son prédécesseur. BERTRAND GUAY / AFP

La Grande mosquée de Paris a un nouveau recteur: l'avocat d'origine algérienne, Chems-eddine Hafiz, 65 ans a présenté ce jeudi 17 janvier à la presse ses priorités.

Publicité

Chems-eddine Hafiz succède à Dalil Boubakeur qui a dirigé l'institution pendant 28 ans, avant de présenter sa démission surprise le week-end dernier, pour des « raisons personnelles ».

« Islam du juste milieu »

Au côté de son prédécesseur, Dalil Boubakeur, qui aura dirigé pendant 28 ans la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz promet la continuité. La promotion d'un islam de paix et de concorde et pour le nouveau recteur, cela passe par une meilleure communication. « Nous allons être très présent sur la parole religieuse parce que la Mosquée de Paris a une identité dans les multiples courants de l’islam, affirme le nouveau recteur. C’est l’islam du juste milieu pour la lutte contre la radicalisation et tout ce qui peut fragiliser notre société aujourd’hui ».

Proche de  l'Algérie de Bouteflika

Cette succession intervient quelques jours avant l'élection du président du Conseil français du culte musulman, dont Dalil Boubakeur assurait l'intérim. Il était à ce titre le principal interlocuteur des autorités françaises sur les questions liées à l'islam. Chems-eddine Hafiz n'a pas exclu d'être candidat à la présidence du CFCM pour succéder là aussi à Dalil Boubakeur. Un rôle qu'il aura sûrement plus de mal à endosser.

Le CFCM, instance créé en 2003 par l'Etat, est sensé représenter les musulmans de France mais il cherche encore sa légitimé.

Le nouveau recteur se présente comme le partenaire idéal du président Emmanuel Macron, « parce que nous savons aujourd’hui que nous devons construire ensemble les structures de l’islam en France ».

À lire aussi : Emmanuel Macron enjoint le CFCM à avoir une parole forte sur la place du voile

Chems-eddine Hafiz sera fixé dimanche, mais son élection au CFCM est loin d'être gagnée. Sa proximité avec l'Algérie d'Abdelaziz Bouteflika et son passé d'avocat du Front Polisario, le mouvement indépendantiste sarahoui, pourraient jouer contre lui.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.