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France / Islam

Les chantiers qui attendent Mohammed Moussaoui, le nouveau président du CFCM

Le nouveau président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui lors d'un rassemblement, à la Grande Mosquée de Paris, le 22 mars 2019.
Le nouveau président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui lors d'un rassemblement, à la Grande Mosquée de Paris, le 22 mars 2019. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Sans surprise, Mohammed Moussaoui a été élu, ce dimanche 19 janvier, président du Conseil français du culte musulman (CFCM). Déjà à la tête de l'instance de 2008 à 2013, il n'avait plus d'adversaire depuis le retrait de Chems-Eddine Hafiz samedi. Également président de l'Union des mosquées de France (UMF), Mohammed Moussaoui prévoit de réformer le CFCM de plusieurs manières.

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Premier chantier pour Mohammed Moussaoui : la lutte contre la radicalisation. Il l'a annoncé aussitôt élu, il mettra en place un observatoire contre le radicalisme. Ce qui fait écho aux attentes d'Emmanuel Macron. En octobre, le chef de l'État a appelé le CFCM à combattre le communautarisme et l'islamisme. Un appel passé après l'attaque à la préfecture de Paris en pleine polémique sur le port du voile.

► À lire aussi : Emmanuel Macron enjoint le CFCM à avoir une parole forte sur la place du voile

Ensuite, le nouveau président du CFCM veut travailler sur la formation des imams et des aumôniers. Un vaste chantier mis en œuvre afin de promouvoir « un islam authentique à même de préserver la jeunesse française des propagandes extrémistes », a déclaré Mohammed Moussaoui. Pour lui, l'organisation du culte musulman devrait également être revue et l'échelon départemental renforcé. Ce afin que les musulmans aient d'autres interlocuteurs que les préfets ou les maires.

Cette élection arrive quelques semaines avant la présentation d'un grand plan de lutte contre le communautarisme et l'islamisme. L'Élysée attend que le CFCM appuie ce plan avec une parole forte sur la place du voile, les femmes et l'école. Et ce alors que le conseil est souvent critiqué pour ne pas être représentatif de tous les musulmans de France.


■ Un universitaire « plutôt timide »

Bernard Godard, spécialiste de l'islam qui a participé à la création du CFCM, dresse le portrait de l'universitaire de 55 ans.

C’est un universitaire, un professeur de mathématiques qui était à l’université d’Avignon […] Il est, disons-le, le relais quasi officiel du Maroc, de Rabat en France [...] Ce n'est pas quelqu'un de très communicatif, qui est plutôt timide de personnalité.

Bernard Godard, spécialiste de l'islam

 

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