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Alexandre Djouhri placé en détention provisoire

L'homme d'affaires franco-algérien Alexandre Djouhri arrivant au tribunal de Westminster Magistrates dans le centre de Londres pour assister à une audience d'extradition, le 21 janvier 2019.
L'homme d'affaires franco-algérien Alexandre Djouhri arrivant au tribunal de Westminster Magistrates dans le centre de Londres pour assister à une audience d'extradition, le 21 janvier 2019. Tolga AKMEN / AFP

Alexandre Djouhri, homme d'affaires franco-algérien, a été mis en examen pour « corruption active » après avoir été remis aux autorités françaises jeudi soir, puis placé en détention provisoire. Il est l'un des personnages clés dans l'affaire du financement libyen de la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007.

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Alexandre Djouhri a été placé en détention provisoire vendredi soir, une détention requise par le parquet national financier (PNF) pour éviter qu’il ne quitte le territoire national. Car Alexandre Djourhi intéresse beaucoup les magistrats qui travaillent sur l'affaire du financement libyen.

Une villa sur la Côte d’Azur

Celui que l'on surnomme « Monsieur Alexandre » dans les milieux politiques est soupçonné d'avoir dissimulé des versements occultes d'argent libyen. Pour ce faire, il aurait vendu, en 2009, à Bachir Saleh, ancien dignitaire du régime de Mouammar Kadhafi, sa villa sur la Côte d'Azur à un prix largement surévalué. Le parquet soupçonne cette vente d’avoir permis de blanchir des transferts de fonds depuis la Libye. De l’argent qui aurait ensuite été versé sur le compte de Claude Guéant, alors bras droit du président Nicolas Sarkozy.

Alexandre Djouhri a toujours rejeté ces accusations, mais ne s'était jamais expliqué face aux enquêteurs.

L’introuvable Alexandre Djouhri

L'homme d'affaires âgé de 60 ans, introuvable, faisait l'objet de plusieurs mandats d'arrêt européens à son encontre, émis par la France.

Arrêté à Londres en 2018, il était assigné à résidence dans la capitale anglaise après avoir payé une importante caution. Après deux ans de bataille judiciaire, la justice britannique a finalement ordonné le 22 janvier qu'il soit remis aux autorités françaises.

Jeudi soir à l’aéroport de Roissy, Alexandre Djouhri a été placé dans les locaux de la police aux frontières dès sa descente de l’avion.

Une justice « politique »

Cela fait maintenant 6 ans que la justice travaille sur ce dossier. Des dizaines d'indices troublants ont été récoltés, mais aucune preuve matérielle de ce financement occulte n'a été retrouvée. Seuls certains mouvements de fonds suspects ont conduit à huit mises en examen parmi lesquelles celles de Nicolas Sarkozy et de ses anciens ministres Claude Guéant et Éric Woerth.

Alexandre Djouhri pourrait donc apporter des éclairages sur les zones d'ombre de l'enquête s’il décide de coopérer. Or, rien ne semble moins sûr, car l’homme d’affaires dénonce depuis toujours une justice « politique » et une « persécution ». Il conteste également la validité des mandats d'arrêt qui ont permis son arrestation.

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