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Benjamin Griveaux porte plainte, LaREM cherche en silence son successeur

L'ex-candidat Benjamin Griveaux, à l'Assemblée nationale, le 13 mars 2019.
L'ex-candidat Benjamin Griveaux, à l'Assemblée nationale, le 13 mars 2019. Thomas SAMSON / AFP

Benjamin Griveaux a porté plainte ce samedi 15 février pour « atteinte à l'intimité de la vie privée ». Une enquête a été ouverte après la diffusion de vidéos à caractère sexuel ayant conduit à son retrait de la course à la mairie de Paris. Dans le même temps, les cadres de la République en Marche se sont réunis pour trouver une nouvelle tête de liste à la place du candidat déchu.

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La plainte de Benjamin Griveaux a été déposée dans les locaux de la direction régionale de la police judiciaire. Les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP).

L'artiste contestataire russe Piotr Pavlenski, qui avait incendié la façade d'une succursale de la Banque de France en 2017, a affirmé vendredi être à l'origine de la mise en ligne des vidéos incriminées, assurant vouloir dénoncer « l'hypocrisie » de l'ex-candidat LaREM. Selon lui, le candidat à la mairie de Paris a utilisé sa famille en se présentant en icône pour tous les pères et maris de Paris.

L’avocat de Benjamin Griveaux, Me Malka, a quant à lui dit douter que Piotr Pavlenski ait agi seul dans la diffusion des vidéos renvoyant à l'enquête ouverte par le parquet. L'activiste russe a été interpellé et placé en garde à vue ce samedi dans une autre enquête sur des violences commises le soir du 31 décembre.

Limiter la casse en trouvant une nouvelle tête de liste

Dans le même temps, La République en marche s'agite pour trouver un successeur à Benjamin Griveaux. L'heure tourne à un mois du premier tour des municipales et la tâche est difficile. Une réunion avec les partenaires de la majorité – MoDem, UDI, Agir, Radicaux – a été organisée ce samedi avant un bureau exécutif où sont arrivés plusieurs ministres.

Le patron du parti Stanislas Guérini a essayé de faire bonne figure lorsqu’il est arrivé au siège : « Toujours aussi déterminé. Et ça avance. » Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale a été, lui, plus circonspect : « On va bien voir. »

Après des heures de réunions, aucune décision n’a été prise. Les ministres qui avaient fait le déplacement et notamment la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sont ressortis sans un mot. Seule la députée Aurore Bergé est venue faire une courte déclaration.

« On a une situation politique à Paris qui est exceptionnelle, pour laquelle on est très unis et qui nécessite qu’on puisse prendre des décisions exceptionnelles et qu’on puisse aussi avoir le temps de les prendre, a soutenu la porte-parole de LaREM. On l’a dit depuis le début, Stanislas Guerini l’a dit, on aura une décision qui interviendra au plus tard lundi au regard de ce qui s’est passé. C’est légitime aussi qu’on puisse prendre ces 48 heures de réflexion qui implique à la fois Paris et qui peut avoir une résonnance au-delà de Paris. Donc on va prendre ce temps de réflexion et les réunions se poursuivent. »

Éviter une déflagration au-delà de Paris

L’enjeu est majeur pour LaREM : sauver les meubles à Paris et éviter que la déflagration ne s’étende au-delà de la capitale. Trouver un candidat de substitution qui ait envie d’accepter le défi d’une campagne express, qui soit crédible et qui envoie le bon message politique.

Mounir Mahjoubi a dit qu’il était disponible dès vendredi, d’autres ont dit non comme Marlène Schiappa, Delphine Bürkli, la maire du 9e, ou Agnès Buzyn. Ces dernières ont pourtant été citées comme des candidates possibles. La première, proche d’Édouard Philippe pourrait rassurer la droite. La seconde fait partie des poids lourds du gouvernement. La décision doit être prise d’ici le début de la semaine. Un casse-tête à un mois du premier tour.

À lire aussi : Piotr Pavlenski, l'homme derrière les déboires de Benjamin Griveaux?

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