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Ouverture du procès de Reda Hame, jihadiste recruté par Abdelhamid Abaaoud

Le procès de Reda Hame s'ouvre ce jeudi devant les assises de Paris.
Le procès de Reda Hame s'ouvre ce jeudi devant les assises de Paris. Getty Images/Stockbyte

Le procès de Reda Hame s'ouvre ce jeudi devant les assises de Paris. Ce Parisien âgé aujourd'hui de 34 ans est poursuivi pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteintes aux personnes ». Arrêté en août 2015, Reda Hame est notamment accusé d'avoir rejoint le groupe État islamique en Syrie où il aurait été missionné pour retourner commettre un attentat en France par Abdelhamid Abaaoud, l'homme considéré comme le coordonnateur des attentats du 13 novembre.

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Reda Hame n'a passé que 8 jours en Syrie au sein du groupe Etat islamique en juin 2015 mais son profil a immédiatement attiré l'attention d'Abdelhamid Abaaoud, a-t-il indiqué aux enquêteurs après son arrestation en août 2015.

« J’ai vite senti que je quittais le système de recrutement standard pour un système plus restreint et spécialisé », explique Reda Hame.

En effet, Abdelhamid Abaaoud cherche alors à commettre des attentats en Europe. Informaticien, célibataire, né et vivant à Paris, Reda Hame a le sentiment d'être le candidat idéal pour Abaaoud, qui lui apprend lui-même le maniement des armes et lui fait prodiguer une formation en cryptage.

Nous sommes 5 mois avant les attentats du 13 novembre et selon Reda Hame, Abdelhamid Abaaoud lui demande : « Imagine un concert de rock dans un pays européen, si on te passe de quoi t'armer, tu serais prêt à tirer sur la foule ? »

Peut-on alors penser que s'il n'avait pas été interpellé, Reda Hame aurait fait partie des commandos jihadistes du 13 novembre ?

Non, affirme l'intéressé qui assure avoir feint d'accepter de commettre un attentat en France uniquement pour pouvoir sortir de Syrie et rester en vie, sans avoir eu l'intention de s'exécuter.

Une version à laquelle ne croient pas les enquêteurs. Ils soulignent notamment qu'après son départ de Syrie, Reda Hame a suivi plusieurs consignes données par Abaaoud et semble être resté en contact avec plusieurs jihadistes.

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