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Violences sexuelles dans le sport: vers un contrôle renforcé des bénévoles

La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, à l'Elysée, le 11 février 2020 (Photo d'illustration).
La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, à l'Elysée, le 11 février 2020 (Photo d'illustration). GONZALO FUENTES / AFP

En France, de nombreux témoignages ces dernières semaines ont mis en lumière des dysfonctionnements dans la gestion des violences sexuelles dans le sport. Pour prendre des mesures fortes, le ministère des Sports a organisé ce vendredi 21 février une convention nationale des préventions des violences sexuelles dans le sport.

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La libération de la parole est à l’origine de cette convention. Et Sarah Abitbol, en est sa figure de proue. L’ancienne patineuse a témoigné dans un livre des violences sexuelles qu’elle a subies de la part de son entraîneur. « Je peux dire que grâce à la libération de la parole dans mon livre, la honte se transforme en fierté. Ça, c’est ma plus belle victoire, c’est ma médaille d’or olympique aujourd’hui », a-t-elle affirmé.

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Agir vite et agir fort pour que cela n’arrive plus, telle est l’ambition affichée par la ministre des Sports Roxana Maracineanu, ce vendredi 21 février. « Performer ou avoir encore plus de licenciés ne peut plus être la seule priorité du mouvement sportif, la première (...) doit être d'assurer (la) sécurité, physique et morale », des enfants, a-t-elle martelé.

Son action passera par la sensibilisation, le repérage et le contrôle du passé judiciaire des plus de 3 millions de bénévoles des clubs. À ce stade, ce contrôle n'est systématique que pour les éducateurs professionnels. Pour les bénévoles, une expérimentation est menée depuis la rentrée dernière dans la ligue régionale de foot du Centre-Val de Loire.

Quels moyens humains et financiers ?

Le problème, c’est que la mise en place de telles mesures suppose des moyens humains et financiers, ce dont manque cruellement les instances sportives, à en croire Gildo Caruso, inspecteur de la jeunesse et des sports, représentant du syndicat de sa profession. « On a aujourd’hui une dizaine de départements qui sont dépourvus d’inspecteurs de la jeunesse et des sports. Donc, on a une situation concrète réelle où, sur dix départements en France aujourd’hui, comment on va simplement traiter l’ouverture d’enquête administrative, accompagner les victimes, sanctionner les gens, vérifier que les accusations sont avérées », explique-t-il.

Les promesses seront-elles suivies d’un investissement financier ? Pour le savoir le rendez-vous est fixé à mai où une seconde convention aura lieu pour rendre des comptes des avancées du ministère.

« Un problème d'instances »

Roxana Maracineanu a profité de cette journée d'échanges qui a rassemblé plusieurs centaines d'acteurs du monde du sport et du tissu associatif pour faire passer un message clair aux fédérations et à leurs présidents, en particulier à ceux l'ayant séchée. « Les présidents qui n'étaient pas là pour X ou Y raison, j'espère qu'ils seront là demain », a-t-elle lancé. « Ce n'est pas un problème de femmes, c'est un problème d'instances, et de hautes instances. »

À l'approche des élections fédérales, qui suivront les JO 2020, la ministre des Sports a engagé les futurs candidats à faire de la lutte contre les violences sexuelles un thème central de leur projet.

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