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Coronavirus: l'allocution d'Emmanuel Macron critiquée par l'opposition

L'adresse du président Emmanuel Macron à la Nation n'a pas convaincu l'opposition, qui l'a trouvé peu clair.
L'adresse du président Emmanuel Macron à la Nation n'a pas convaincu l'opposition, qui l'a trouvé peu clair. AFP Photos/Ludovic Marin

Dans une allocution télévisée lundi 15 mars à 20h, le chef de l’État français a déclaré la guerre au coronavirus Covid-19. Cette seconde prise de parole en quatre jours d'Emmanuel Macron a toutefois été critiquée par l'opposition pour son manque de clarté.

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« Une rhétorique guerrière inutile » ; « Des ordres flous ». L’échiquier politique dans son ensemble exprime sa circonspection après l’annonce de confinement pendant deux semaines pour lutter contre le coronavirus faite par le président Emmanuel Macron ce lundi 15 mars.

Pour Marine Le Pen, la patronne du Rassemblement national, le discours du président manquait de clarté : « Je considère que lorsque l’on annonce la guerre, il faut donner des ordres clairs et il ne m’apparaît pas que les instructions données par le président de la République étaient suffisamment claires pour que chacun comprenne qu’il s’agit de confinement dont on parle ».

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Même rhétorique du côté de la France insoumise. Pour Jean-Luc Mélenchon, les failles de la semaine dernière sont toujours là : « Et maintenant encore, on sent toujours une sorte de flou dans les propos du président. Il dit par exemple : "Il faut rester chez vous, mais vous pouvez sortir pour faire de l’exercice physique". Non ! Il faut se confiner, c’est ça la règle maintenant ».

Un report salué par tous

À l’inverse, Emmanuel Macron a mis tout le monde d’accord, concernant le report du second tour des élections municipales et non l’annulation des deux tours. Le sénateur LR Bruno Retailleau salue une bonne décision : « Nous n’étions pas en capacité et en mesure d’organiser le second tour en pleine épidémie, dimanche prochain ».

Marine Le Pen souligne aussi la nécessité de cette décision : « Il y avait un consensus politique pour considérer que le premier tour s’étant déroulé dans les conditions dans lequel il s’est déroulé avec une très forte abstention, le second tour ne pouvait évidemment pas se dérouler dimanche prochain ».

Le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon soutient lui aussi l’arbitrage présidentiel : « La semaine dernière, on a eu beaucoup de mal à faire comprendre pourquoi on prenait des mesures de restrictions et qu’en même temps était autorisé la tenue du premier tour de l’élection. Par conséquent, reporter est une mesure de bon sens et, évidemment, je l’approuve. »

Lors de sa réunion avec les chefs de parti plus tôt ce lundi après-midi, le Premier ministre Édouard Philippe à proposé le report du second tour au 21 juin 2020.

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