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Coronavirus: Agnès Buzyn attaque la gestion de la crise par le gouvernement

Agnès Buzyn a attaqué la gestion de la crise par le gouvernement dans un article du Monde auxquel a répondu dans la soirée Édouard Philippe.
Agnès Buzyn a attaqué la gestion de la crise par le gouvernement dans un article du Monde auxquel a répondu dans la soirée Édouard Philippe. AFP Photos/Ludovic Marin

Agnès Buzyn, la candidate LREM à Paris, raconte dans « Le Monde » que ces élections municipales ont été « une mascarade » et n’auraient pas dû se tenir face au coronavirus. L’exécutif est encore une fois obligé de se justifier sur sa stratégie.

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Les coups de poignard dans le dos font souvent plus mal. Et ceux d’Agnès Buzyn arrivent au plus mauvais moment. L’exécutif venait tout juste de rassembler les partis politiques dans une union nationale face au coronavirus. Et voilà que la tête d’affiche LREM à Paris, l’ex-ministre de la Santé encensée par tous ses collèges du gouvernement, s'attaque à l’Élysée et Matignon. Dans un article paru dans Le Monde, elle explique notamment qu’elle avait prévenu dès le 30 janvier, en déconseillant au président et au Premier ministre de maintenir ce scrutin.

Ses explications quelques heures plus tard après la parution de l’article sont bien légères. Agnès Buzyn regrette la « tonalité » de l’article, et minimise la portée de ses mots. Mais sa sortie a sidéré la classe politique. De la France insoumise (LFI) au Rassemblement national, les élus dénoncent un scandale d’État.

De son côté, la macronie a serré les dents. Malgré le malaise en interne, personne ne s’est exprimé, à part le Premier ministre. Invité sur France 2, Édouard Philippe n’a pas caché sa gêne, ni son agacement : « Lorsque nous aurons terrassé ce virus, certains diront : "il aurait fallu faire autrement". Toutes ces polémiques, toutes ces contestations, je les accepte, je les connais. Je suis le chef du gouvernement. J’assume absolument toutes les décisions du gouvernement. »

Matignon estime que la polémique est éteinte. Mais l’opposition, elle, compte bien revenir à l’attaque et demander des explications au gouvernement, une fois la crise passée.

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