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France: face à la pénurie de masques, un collectif de soignants saisit le Conseil d’État

Dans une pharmacie parisienne, une pancarte affiche le manque de masques, de gels et de gants.
Dans une pharmacie parisienne, une pancarte affiche le manque de masques, de gels et de gants. Siegfried Forster/RFI

Face à la pénurie de matériel de protection qui perdure en France, plusieurs syndicats de médecins et d'infirmiers ont décidé de saisir en référé le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative du pays, pour « atteinte grave et illégale portée par l'État à l'intégrité physique » du personnel hospitalier mais aussi de la population en général.

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Au micro de RFI, le docteur Daniel Latil d'Albertas, président du Syndicat de médecins d'Aix-en-Provence, qui fait partie de ceux qui ont décidé de saisir le Conseil d'État, a expliqué avoir pris cette décision « parce que la situation est grave et qu'il faut mettre d'urgence les moyens que l'État français, cinquième puissance mondiale, possède, pour approvisionner la population et les soignants de ces fameux masques. Au minimum, les masques chirurgicaux pour la population et les masques FFP pour les soignants ».

« Aujourd'hui, le constat est que nous ne sommes pas entendus puisque de nombreux médecins autour de moi me disent qu'il n'y a pas de masques, qu'ils sont allés à la pharmacie mais qu'il n'y en avait pas, poursuit le Daniel Latil d'Albertas. Les pharmacies les attendent et quand on est livrés, il s'agit de masques chirurgicaux. Le Conseil d'État a donc été saisi pour intimer l'ordre à l'État de nous fournir ces masques ».

Il faut mettre d'urgence les moyens que l'État français possède pour approvisionner la population et les soignants de ces fameux masques.

Cinq médecins décédés

Au moins cinq médecins sont décédés en France du coronavirus. En parallèle à cette action devant le Conseil d'État, le collectif Inter Urgences (CIU) a annoncé son intention de porter plainte contre X pour « mettre en lumière les responsabilités de chacun » à l'issue de la crise de l'épidémie de Covid-19. Cette plainte, déposée auprès du procureur de Paris, visera des faits d'« homicide involontaire » et de « violences involontaires », ainsi que d'« abstention volontaire de prendre des mesures destinées à combattre un sinistre » et de « mise en danger délibérée de la vie d'autrui ».

Par ailleurs, au moins cinq plaintes contre des membres du gouvernement ont été reçues par la Cour de justice de la République. Déposées soit par des particuliers non-malades, soit par des associations, elles visent le Premier ministre Édouard Philippe et soit l'actuel ministre de la Santé Olivier Véran, soit sa devancière Agnès Buzyn.

(Avec agences)

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