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Coronavirus: une «vague extrêmement élevée» qui «déferle sur la France»

«La situation sur le plan sanitaire est une situation difficile. [...] Nous nous installons dans une crise qui va durer», a déclaré le chef du gouvernement français, Édouard Philippe.
«La situation sur le plan sanitaire est une situation difficile. [...] Nous nous installons dans une crise qui va durer», a déclaré le chef du gouvernement français, Édouard Philippe. Reuters/Martin Bureau/POOL

Le Premier ministre a réuni, ce vendredi 27 mars, le gouvernement pour une visioconférence sur le Covid-19. Édouard Philippe a mis en garde contre la « vague extrêmement élevée » de contagion qui déferle en ce moment sur le pays. Le chef du gouvernement a aussi remercié les fonctionnaires et les travailleurs qui continuent leur activité malgré l'épidémie.

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« La situation sur le plan sanitaire est une situation difficile, le bilan des 24 dernières heures est un bilan qui est lourd. Nous nous installons dans une crise qui va durer, dans une situation sanitaire qui ne va pas s’améliorer rapidement. Il va falloir tenir et rester extrêmement mobilisés », a expliqué Édouard Philippe.

En France, les derniers chiffres fournis jeudi soir par le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, font état de quelque 1 700 décès, dont une jeune fille de 16 ans, pour 29 155 cas confirmés.

« La vague épidémique qui déferle sur la France, qui a d’abord frappé la région Grand Est et qui est en ce moment en train d’arriver dans les Hauts-de-France, en Île-de-France et dans d’autres régions françaises est une vague extrêmement élevée. Elle soumet l’ensemble du système de soins, l’ensemble du système hospitalier à une tension redoutable », a poursuivi le Premier ministre.

Les hôpitaux débordés

Pour soulager les hôpitaux débordés du Grand Est, principal foyer de la maladie, une nouvelle évacuation aérienne est organisée au lendemain d'un transfert inédit par TGV médicalisé de malades vers le Centre et l'Ouest du pays, moins touchés.

Le pic épidémique n'est toujours pas atteint, avec 548 nouveaux patients placés en réanimation en 24 heures, selon le dernier bilan jeudi soir, et 2 365 nouveaux patients hospitalisés pour un total de près de 14 000. C'est désormais l'Île-de-France qui atteint ses limites.

Le Premier ministre a également évoqué le courage et la précision des équipes médicales qui font face au coronavirus. « Elles ont considérablement augmenté leur capacité d’accueil. C’est un exploit remarquable, mais la situation va être difficile dans les jours qui viennent et je veux l’indiquer clairement

Après le Grand Est, l’Île-de-France

1 300 personnes sont actuellement en réanimation et au moins 241 Ehpad (Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) sont touchés par l'épidémie, a indiqué le directeur de l'Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France, Aurélien Rousseau. « Nous continuons à monter des digues pour être plus hauts que cette vague en espérant que cette vague s'amenuise dans les jours qui viennent, notamment avec les mesures de confinement », a-t-il expliqué sur RTL.

Selon le responsable de l'ARS, « près de 1 300 personnes » se trouvent actuellement en réanimation en Île-de-France, alors que la région dispose de 1 500 lits en réanimation dédiés au Covid-19.

« On a donc 200 lits à peu près de disponibles », a souligné M. Rousseau, en précisant toutefois que « plusieurs centaines de lits complémentaires allaient être ouverts ce vendredi pour tenir encore quelques jours de plus ».

Faire le point sur la situation

Édouard Philippe s'est également engagé à faire samedi, lors d'une conférence de presse avec le ministre de la Santé, Olivier Véran, un point « transparent » sur la situation sanitaire, notamment la pénurie de masques ou la question controversée des tests, que la France n'a pas généralisés, faute de moyens plus que par stratégie, selon de nombreux spécialistes.

Un nouveau système de comptage

Le comptage actuel du nombre de personnes infectées par le Covid-19 n'est plus représentatif de la réalité sur le terrain. Ce nombre dépasse de loin celui des personnes hospitalisées ayant des formes graves ou décédées.

Le directeur général de la santé Jérôme Salomon a donc annoncé que la France allait « progressivement basculer » vers un nouveau système de comptage :  « la surveillance syndromique en population », c'est-à-dire une évaluation réelle du nombre de cas d'après les professionnels de santé. Le ministère promet de publier très prochainement des outils pour mieux comprendre et pour poursuivre en direct l'évolution de l'épidémie.

Un tableau de bord en ligne sera publié dans les toutes prochaines heures sur le site du gouvernement permettant à chaque personne de suivre dans le temps l'évolution de la situation épidémiologique.

Jérôme Salomon, directeur général de la Santé

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