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Transferts de malades: une logistique d'ampleur à mettre en place en France

Une ambulance fonce sur une route de l'agglomération de Nantes, le 26 mars 2020.
Une ambulance fonce sur une route de l'agglomération de Nantes, le 26 mars 2020. Loic VENANCE / AFP

Après la région Grand-Est, c'est désormais l'Île-de-France qui approche de la saturation de ses lits de réanimation. Une situation qui nécessite des transferts de malades vers des hôpitaux de régions moins touchées, notamment par TGV.

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Ce vendredi, l'Agence régionale de santé d'Île-de-France tire la sonnette d'alarme. Les chiffres liés à l'épidémie de coronavirus en région parisienne sont désormais « vertigineux », avec 1300 personnes en réanimation et au moins 241 Ehpad touchés par l'épidémie, a assuré son directeur Aurélien Rousseau sur RTL.

Même tonalité du côté des hôpitaux de la région parisienne, ce même jour : « On pousse les murs partout pour accueillir le plus possible ces patients en réanimation, (mais) on n'est pas encore au plateau de la courbe de l'épidémie, il va falloir trouver des solutions », a déclaré Bruno Riou, directeur médical de crise de l'AP-HP, sur France Inter.

Répartir les malades à l'échelle nationale va désormais représenter l'enjeu central et crucial des prochains jours. « Aujourd'hui, de la même façon que dans l'Est de la France ont été utilisés des transferts inter-régionaux, il faut aussi qu'on commence à transférer des patients dans des régions qui sont le moins touchées et qui ont des disponibilités en lits de réanimation », a poursuivi le professeur Riou.

Une cellule nationale

Si sur le papier les choses semblent faciles à concevoir, l'organisation pratique, elle, demande une grande force logistique. Il y a 24h, pour soulager les hôpitaux du Grand-Est arrivés à saturation, un TGV médicalisé a été affrété. À son bord, vingt patients, partis de Strasbourg et de Colmar direction Angers ou Nantes, des villes moins touchées par l'épidémie. Toutefois ce transfert en train à grande vitesse n'est possible que pour les malades qui ne sont pas encore en phase aiguë et n'ont donc pas besoin de réanimation lourde.

► Lire aussi : Coronavirus en France: témoignages de la tension dans les hôpitaux du Grand-Est

Autre solution : le recours à l'armée et à ses avions et navires médicalisés, dans le cadre de l'opération Résilience lancée le 25 mars par Emmanuel Macron, pour transporter les patients. Mardi dernier, une évacuation sanitaire aéroportée a permis à plusieurs d'entre eux de quitter l'est de la France pour rejoindre Brest et Quimper.

Jeudi, le département de la Seine-Saint-Denis, près de Paris, connaissait à son tour une saturation de ses lits. Rapidement des transferts similaires devraient être mis en place. « Ça doit être piloté au niveau national, il doit y avoir une définition des priorités. Jusqu'à présent la priorité c'était l'Est mais cette priorité va très vite être celle aussi de l'Ile-de-France et il faut qu'on commence déjà à envisager ce genre de chose », a insisté Bruno Riou, tout en soulignant que les services de l'AP-HP n'étaient pas encore à saturation. « Il faut qu'on le fasse dès maintenant en Ile-de-France, le but c'est de retrouver de la disponibilité pour les malades de demain ou d'après-demain. »

Une cellule de supervision au niveau national est en train de voir le jour.

 

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