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Coronavirus: «Le combat ne fait que commencer», prévient Édouard Philippe

Le Premier ministre Edouard Philippe le 28 mars 2020 à Paris.
Le Premier ministre Edouard Philippe le 28 mars 2020 à Paris. Geoffroy Van Der Hasselt/Pool via REUTERS

Édouard Philippe a prévenu ce samedi que « les 15 premiers jours d'avril seront encore plus difficiles que les 15 jours qui viennent de s'écouler » dans la crise du coronavirus en France. Aux côtés du ministre de la Santé Olivier Véran, le Premier ministre a détaillé le plan d'action du gouvernement face au Covid-19.

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« Je veux vous dire les choses avec clarté et franchise : le combat ne fait que commencer, les 15 premiers jours d'avril seront encore plus difficiles que les 15 jours qui viennent de s'écouler », a déclaré Édouard Philippe lors d'un point d'information aux Français tenu notamment avec le ministre de la Santé Olivier Véran et le directeur de la Santé Jérôme Salomon. Le Premier ministre s'est félicité d'« un effort collectif », « d'abord celui des soignants, admirables, courageux, engagés », « mais aussi l'effort remarquable de ceux qui, en deuxième ligne, assurent la continuité de la vie de la nation ».

Cartes et courbes de l'épidémie à l'appui, Édouard Philippe a rappelé les deux grands axes de la stratégie du gouvernement : « Augmenter notre capacité d'accueil dans les services de réanimation » et « aplatir la courbe » de propagation du virus et de cas graves avec le confinement à domicile.

Un milliards de masques et cinq millions de tests commandés

Le ministre de la Santé Olivier Véran a par ailleurs détaillé toutes les mesures prises par le gouvernement pour faire face à l'épidémie de Covid-19. « Plus d'un milliard de masques ont été commandés depuis la France et l'étranger pour les semaines et mois à venir », a annoncé le ministre. Ces masques, a-t-il dit, sont destinés à « tous ceux qui, n'étant pas personnel soignant, pourront trouver avec des masques garantis une bonne façon de s'équiper, de se rassurer et se protéger ».

Nous avons passé des commandes partout où cela était possible dans le monde et notamment, vous vous en doutez, en Chine qui est le centre mondial de fabrication de ces masques.

Olivier Véran, ministre de la Santé sur les commandes de masques

Un pont aérien intensif entre la Chine principal fournisseur de masques et la France a été mis en place. Une réponse au manque de protection qui perdure dans les hopitaux. C’est une course mondiale aux masques qui est lancé a notamment expliqué Olivier Véran qui a rappelé qu'il n’existe à ce jour pas encore de traitements du coronavirus qui ait fait ses preuves. L’hydroxychloroquine est « porteuse d’espoir » dit-il, mais les données biologiques sont trop insuffisantes. A la recherche de faire son œuvre et de trouver un médicament efficace. Treize projets de recherche clinique sont d’ores et déjà lancés. 

La France va monter également monter en régime pour réaliser les tests détectant le coronavirus. « La France a passé une commande pour 5 millions de tests rapides qui (...) permettront d'augmenter nos capacités de dépistage de l'ordre de 30 000 tests supplémentaires par jour au mois d'avril, 60 000 au mois de mai et plus de 100 000 tests par jour au mois de juin », a indiqué Olivier Véran. Ils s'ajouteront aux « 50 000 tests » classiques qui seront réalisés chaque jour « d'ici la fin du mois d'avril », contre 12 000 actuellement.

Pour l'instant, on a encore ce qu'il faut en terme de matériel mais pour ce qui est du personnel, ça commence à devenir plus compliqué.

A l'hôpital Léopold Bellan dans le sud de Paris, le personnel soignant est à bout, un reportage d'Alexis Bédu

Face à cette aggravation attendue, la France souhaite atteindre un objectif de 14 000 à 14 500 lits de réanimation, alors que le pays comptait 5 000 lits de réanimation avant l'apparition de l'épidémie.

Le gouvernement joue la carte de la pédagogie

Après avoir essuyé bon nombre de critiques de l'opposition et d'une partie du corps médical, Édouard Philippe et Olivier Véran ont avant tout cherché à jouer la carte de la transparence en essayant de se montrer les plus pédagogiques possibles.

Au cours de cet exercice de communication, Édouard Philippe a cherché à justifier ses choix et pas seulement à les expliquer notamment celui de la date du début du confinement. « Je ne laisserai personne dire qu'il y a eu du retard sur la prise de décision du confinement » à partir du 17 mars, et qui a été prolongé jusqu'au 15 avril, a affirmé le chef du gouvernement, rappelant le côté « inédit depuis plus d'un siècle » de cette « épidémie mondiale ».

►A lire aussi : Le gouvernement français exhorté à la transparence

Le Premier ministre s'est également justifié sur les messages du gouvernement jugés par certains contradictoires. « Vous dites confinement d'un côté et de l'autre vous dites poursuite de l'activité, ce double message peut sembler surprenant, a admis Édouard Philippe. Mais c'est parce que nous serons capables de maintenir un niveau d'activité suffisant que nous pourrons continuer à soigner dans de bonnes conditions ».

Face aux critiques, le Premier ministre a lancé : « Le moment venu, nous tirerons ensemble les leçons de la crise. Je ne suis pas de ceux qui se défaussent face à leurs responsabilités. Certains pensent savoir parfaitement ce qu'il faudrait faire et n'hésitent pas à formuler des critiques a posteriori. Je leur laisse ce luxe ».

(Avec AFP)

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