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Coronavirus: crainte d'un relâchement du confinement

Vue aérienne de la place de l'Étoile à Paris, désertée pendant le confinement, le 4 avril.
Vue aérienne de la place de l'Étoile à Paris, désertée pendant le confinement, le 4 avril. REUTERS/Pascal Rossignol

Il y a du relâchement de l'air en France. Selon les données de plusieurs applications mobiles, les Français respectent moins le confinement depuis quelques jours. Des déplacements qui repartent à la hausse, parfois multipliés par deux dans certains départements. Médecins et scientifiques eux répètent que ce n'est surtout pas le moment de relâcher la pression.

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Il fait beau, il fait chaud et pour certains depuis vendredi, ce sont les vacances scolaires. Autant de facteurs qui expliquent pourquoi certains Français respectent avec moins d'assiduité le confinement.

Attention, s'alarme le professeur Olivier Bouchaud, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Avicenne de Bobigny : « Il y va de l’intérêt individuel et de l’intérêt collectif. Et notamment les personnes les plus jeunes qui se sentent les moins menacées doivent bien prendre conscience que ce qui est en jeu, ce n’est pas uniquement elles-mêmes, mais ce sont les personnes autour d’elles qui ont pu sans le savoir contaminer des personnes qui pourront, pour certaines d’entre elles, faire des formes graves. Donc, il est absolument indispensable que chacun prenne conscience que c’est trop tôt pour relâcher la pression du confinement ».

Tout l'intérêt du confinement est de limiter le nombre de nouvelles admissions dans les hôpitaux. Il est donc primordial de le respecter sur la durée pour qu'il porte ses fruits, poursuit le professeur Olivier Bouchaud : « Il faut bien comprendre que le confinement n’avait pas pour objet d’arrêter l’épidémie, parce qu’on n’arrête pas une épidémie comme ça. L’objectif du confinement était d’étaler le pic épidémique de telle manière qu’on reste le plus possible en dessous de la saturation des hôpitaux. Et bien évidemment, même en période de confinement, le virus circule toujours. Et il y a de nouvelles personnes infectées actuellement ».

Et pour faire appliquer les mesures de confinement, ce sont plus de 160 000 policiers et gendarmes qui ont été mobilisés ce week-end.

C'était à se demander si le confinement n'avait pas été levé...Il y avait des cyclistes, des skaters, des joggeurs, des personnes qui s'inventaient presque des étirements à faire, des personnes posées sur des bancs....

Témoignage de Parisiens choqués par le nombre de personnes dans les rues

 

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