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Coronavirus: l'essai clinique avec du sang de ver marin débute ce lundi en France

Mesurant entre 10 et 15 cm, ce ver est surtout connu pour ses petits tortillons visibles sur les plages. Son hémoglobine est capable d'acheminer 40 fois plus d'oxygène que l'hémoglobine humaine.
Mesurant entre 10 et 15 cm, ce ver est surtout connu pour ses petits tortillons visibles sur les plages. Son hémoglobine est capable d'acheminer 40 fois plus d'oxygène que l'hémoglobine humaine. FRED TANNEAU / AFP

La recherche s'active partout dans le monde pour trouver des remèdes au coronavirus. En France, dès le début de cette semaine, un nouvel essai clinique va débuter. Il consiste à administrer aux malades une solution issue du sang d'un ver marin aux propriétés oxygénantes quarante fois plus élevées que nos globules rouges.

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De l'hémoglobine de ver marin élevé en Bretagne injecté chez des malades : l'essai va être mené sur dix patients en détresse respiratoire aiguë due au Covid-19 pour littéralement leur redonner du souffle.

« Le Covid un moment donné va se mettre en fait au niveau des alvéoles pulmonaires et va empêcher ces patients à avoir une bonne ventilation. Ça veut dire que les poumons vont être infectés par le Covid et ces patients peuvent perdre jujsqu'à 70% de leur capacité d'échanges respiratoires entre l'air et le sang. Et donc ce sont des patients qui vont être injectés avec cette molécule qui est un respirateur moléculaire, c'est en fait une grosse molécule d'hémoglobine qui est capable qu'il y ait 40 fois plus d'oxygène qu'une hémoglobine humaine. Et le but de cet essai, c'est vraiment de voir quelle est la dose efficace qui va leur permettre de basculer vers une respiration retrouvée, en fait une capacité respiratoire avec cette molécule », explique Franck Zal, directeur de la société Hemarina à l'origine du projet.

La technique a déjà fait ses preuves notamment pour des greffes de rein et de visage. Si elle s'avère efficace, la société Hemarina assure pouvoir livrer 20 000 doses dans les semaines qui viennent.

Certains infectiologues, eux, se demandent néanmoins si des complications ne pourraient pas survenir chez ces patients souvent âgés.

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