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Coronavirus: les trains médicalisés, nouvelle méthode pour désengorger les hôpitaux

Le même type de TGV médicalisé était parti vendredi matin de Strasbourg avec 24 malades du Covid-19 est arrivé en fin de journée à Bordeaux, le 3 avril 2020.
Le même type de TGV médicalisé était parti vendredi matin de Strasbourg avec 24 malades du Covid-19 est arrivé en fin de journée à Bordeaux, le 3 avril 2020. REUTERS

En France, pour désengorger les hôpitaux qui ont du mal à faire face à l’afflux de malades, deux TGV médicalisés ont transféré ce dimanche de nouveaux patients graves d'Île-de-France vers des hôpitaux en Bretagne (Vannes, Lorient , Quimper, Rennes, Saint-Malo, Morlaix et Brest).

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Vu de l'extérieur, il s'agit de TGV comme les autres. Mais à l’intérieur, difficile de retrouver le train qui vous emmène en vacances. Les sièges ont été rabattus pour y ancrer des brancards et créer des boxes équipés du matériel de réanimation comme ceux de l’hôpital. Les porte-bagages servent de réserves de matériel. Il y en a quatre par voiture, dans la partie basse car l’étage est dévolu à la circulation des personnels soignants. La voiture bar est transformée en espace médical.

Pour chaque patient calé dans un matelas coquille et intubé, ils sont à chaque fois sept à huit soignants à manœuvrer difficilement dans l’allée, engoncés dans leurs combinaisons, gênés par leurs masques et lunettes de protection.

L’avantage de transformer un TGV en train hôpital est double. D’abord, comme l’explique un médecin urgentiste, il est « un mode de transport extrêmement sécuritaire pour les patients, en termes de vibrations et de décélération ». Comme la rame est stable, « des gestes de réanimation compliqués peuvent être pratiqués durant le voyage ».

Ensuite, le train sanitaire à grande vitesse permet des transferts beaucoup plus rapides que par ambulances. En à peine deux à trois heures, les malades partis de Paris arrivent dans les gares de régions moins touchées par la contagion.

« On est un des seuls pays à être en mesure de faire ça grâce aux équipes médicalisées du Samu. Ce sont des patients très fragiles et c'est une logistique très lourde»,  explique le docteur Agnès Ricard-Hibon, présidente de la Société française de médecine d'urgence.

Et précaution supplémentaire, une rame classique est accouplée au train afin de faire face à de possibles aléas, comme une collision avec du gibier.

En mai de l’année dernière, il y avait eu un exercice mobilisant 400 personnes. Il s’agissait alors d'une simulation d'attentat avec la transformation d’un train de voyageurs en convoi transportant des blessés entre Paris et Metz, pour leur permettre d'accéder, de centre-ville à centre-ville, à de grands hôpitaux.

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