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Coronavirus: une quarantaine de cas suspects à bord du «Charles-de-Gaulle»

Le porte-avions «Charles-de-Gaulle» devait initialement revenir à Toulon le 23 avril prochain. Il sera donc à son port d’attache un peu plus tôt.
Le porte-avions «Charles-de-Gaulle» devait initialement revenir à Toulon le 23 avril prochain. Il sera donc à son port d’attache un peu plus tôt. ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Le porte-avions français, qui croisait dans l'Atlantique, a décidé d'anticiper son retour à Toulon, son port d’attache. 

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La situation sur le Charles-de-Gaulle est prise très au sérieux par l’état-major des armées qui, après l’épisode du porte-avions américain Theodore Roosevelt, redoute l’apparition du Covid-19 à bord de l’un de ses bateaux. À ce stade, il n’y aurait pas de cas graves parmi les 1 760 membres d’équipage, seulement une suspicion concernant une quarantaine de marins.

Longue mission

Le groupe aéronaval, parti pour une longue mission le 21 janvier dernier, a d’abord rallié la Méditerranée orientale afin de lutter contre le groupe État islamique, dans le cadre de l’opération Chammal. Il a, par la suite, rejoint l’Atlantique Nord pour une série d’exercices. Il est actuellement au large du Portugal. Il « était déjà en train de rentrer, il fait au plus court », a souligné le cabinet de la ministre Florence Parly, relevant que cette « décision de bon sens » ne posait pas de problème stratégique ou opérationnel.

Le porte-avions devait initialement revenir à Toulon le 23 avril prochain. Il sera donc à son port d’attache un peu plus tôt.

Le Charles-de-Gaulle va accueillir à son bord une équipe réduite de spécialistes du service de santé des armées, notamment des épidémiologistes. Une tranche de l'avant du bâtiment, d'une capacité de 127 personnes, a été isolée pour accueillir les marins confinés.

Les autorités se veulent rassurantes : il n’y a pas de cas graves à bord et le navire est doté d’un hôpital d’une centaine de lits. Néanmoins, avec le Charles-de-Gaulle, navire amiral de la flotte française, c’est la première fois que les armées sont contraintes d’écourter une mission pour cause de Covid-19.

La pandémie touche l’armée française dans son ensemble : il y aurait 4 000 cas avérés ou possibles parmi les militaires, révèle ce soir le service de santé des armées. La dernière estimation communiquée samedi par la ministre des Armées Florence Parly faisait état de quelque 600 cas (civils et militaires) identifiés, parmi lesquels un agent civil rattaché au Service d'infrastructure de la défense décédé.

Nous sommes affectés au même titre que la population générale. On a (dans l'armée, ndlr) à peu près 4000 cas cumulées, confirmés ou probable au sein du ministère des Armées, ce qui est un chiffre qui s'inscrit complètement dans la prévalence nationale.

Didier Lanteri, médecin chef des services au sein du service de santé des armées

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