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Coronavirus: controverse sur les tarifs imposés à la morgue de Rungis

Le ministre de l'Intérieur français, Christophe Castaner, à l'Assemblée nationale le 7 avril 2020.
Le ministre de l'Intérieur français, Christophe Castaner, à l'Assemblée nationale le 7 avril 2020. Alain Jocard/Pool via Reuters

Auditionné jeudi 9 avril par la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la gestion de la crise du Covid-19, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, s'est exprimé sur les tarifs demandés par la morgue de Rungis aux familles des victimes. Il les juge anormaux au vu de la situation exceptionnelle liée au confinement et à la mortalité du coronavirus.

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Au sein de la crise économique et sanitaire provoquée par la pandémie de coronavirus en France, une polémique a vu le jour et a pris suffisamment d'ampleur pour que Christophe Castaner l'évoque, jeudi 9 avril, lors de son audition par la mission d'information de l'Assemblée nationale.

En cause : la gestion des cercueils dans un hall du marché de Rungis (Val-de-Marne), réquisitionné début avril par le préfet de police pour recevoir les dépouilles des victimes du Covid-19. Plus précisément, c'est la tarification imposée aux familles des défunts qui a provoqué l'émoi, ainsi que des réactions courroucées de plusieurs figures de l'opposition.

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L'État prendra en charge les frais supplémentaires

Cette morgue exceptionnelle est gérée par l'opérateur privé OGF. Selon un document que s'est procuré l'AFP, OGF prévoit un « forfait » d'une durée de six jours, soit la durée légale pour l'inhumation d'un défunt, comprenant l'admission et le séjour en condition de conservation du cercueil fermé et scellé, pour un montant de 159 euros. Mais la surmortalité provoquée par le Covid-19 implique que ce délai de six jours est souvent dépassé, et chaque journée supplémentaire de séjour est facturée 35 euros par OGF. De plus, un espace de recueillement est mis à la disposition des familles, pour un coût de 55 euros et pour une durée maximale d'une heure.

Questionné à ce sujet par la mission d'information, Christophe Castaner a assuré être au courant de cette situation depuis mercredi et l'a jugée « anormale ». Le ministre de l'Intérieur a demandé à ce que toute la lumière soit faite sur cette tarification imposée aux familles. « J'ai demandé qu'un contrôle soit fait, (...) qu'un point précis soit fait sur ces tarifications. » Les services de la place Beauvau a ensuite indiqué que l'État « prendra en charge les frais supplémentaires occasionnés par les délais d'inhumation » et qu'une mission « sera diligentée pour s'assurer du caractère strictement conforme à la réglementation ».

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