Accéder au contenu principal

Coronavirus: la Cnil contrôlera les fichiers de traçage

En France, des personnels médicaux portant des masques et des combinaisons de protection, à l'unité de pneumologie de l'hôpital de Vannes où sont traités les patients atteints du Covid-19, le 20 mars 2020.
En France, des personnels médicaux portant des masques et des combinaisons de protection, à l'unité de pneumologie de l'hôpital de Vannes où sont traités les patients atteints du Covid-19, le 20 mars 2020. REUTERS/Stephane Mahe

En France, des brigades sont chargées, à partir de ce mercredi 13 mai, d’identifier et de créer des fichiers des personnes contaminées par le Covid-19. Cela permettrait de pouvoir retracer les personnes contacts des malades et de freiner la tant redoutée deuxième vague de l’épidémie. Pour autant, la constitution de ces fichiers inquiète et interroge sur l’utilisation des données personnelles.

Publicité

Le Conseil constitutionnel avait censuré partiellement cette disposition de la loi sur l’état d’urgence sanitaire. Les sages considéraient qu’un nombre trop important de personnes avaient accès aux données des malades et des cas contacts pour que le dispositif respecte le droit à la vie privée.

Le gouvernement a légèrement revu sa copie et des contrôles seront effectués afin de prévenir d’éventuelles dérives dans l’utilisation de ces données sensibles.
C’est la Cnil, la Commission nationale de l’informatique et des libertés, qui devra s’assurer que ces listes ne sont pas exploitées à d’autres fins que pour des objectifs sanitaires.

Des contrôles qui s’effectueront dans les prochaines semaines, le dispositif étant entré en vigueur ce mercredi, avec quelques jours de retard sur le calendrier initial.

D’autres garanties sur la préservation des libertés devraient aussi être acceptées par le gouvernement, comme celle qui pourrait permettre aux personnes identifiées comme « cas contact » de s’opposer à leur présence dans les fichiers.

La Cnil souhaite également qu’il soit possible de retracer les personnes qui consultent les données, afin d’identifier les abus et de les sanctionner. La mise en place de ce dispositif n’est pas liée à celui de StopCovid, l’application controversée de traçage de contact qui est entrée en phase de test en ce début de semaine et qui pourrait voir le jour au début du mois de juin.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.