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Municipales en France: 36 maires appellent à un 2e tour en juin

La maire de Paris Anne Hidalgo, vêtue d'un masque de protection contre le coronavirus le 9 avril 2020 devant la basilique du Sacré Coeur, a signé la tribune des maires dans le JDD.
La maire de Paris Anne Hidalgo, vêtue d'un masque de protection contre le coronavirus le 9 avril 2020 devant la basilique du Sacré Coeur, a signé la tribune des maires dans le JDD. Ludovic MARIN / AFP

« La démocratie ne peut pas être plus longtemps confinée. » 36 maires de grandes villes, dont Anne Hidalgo à Paris et Christian Estrosi à Nice, appellent à organiser le second tour des élections municipales en juin prochain, dans une tribune parue dans le Journal du Dimanche.

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« Ne transformons pas le confinement sanitaire en un confinement démocratique qui serait néfaste à l'avenir de la France et organisons le deuxième tour des élections municipales dès le mois de juin », exhortent les signataires. Parmi eux, outre la maire de Paris et le maire de Nice figurent aussi François Rebsamen à Dijon, Nicolas Florian à Bordeaux, Stéphane Le Foll au Mans ou encore la candidate LR à Marseille Martine Vassal.

Selon ces élus, l'organisation rapide du scrutin est nécessaire car « des millions de Français attendent d'avoir un maire, une équipe municipale et communautaire en place, capable de prendre des décisions capitales pour nos écoles, nos transports, nos emplois ».

En effet, environ 5 000 communes sont en attente de ce second round. Les 30 000 autres que compte la France ayant élu leur maire dès le 1er tour le 15 mars. Le 12 mai, le gouvernement a donné son feu vert à l'installation des conseils municipaux déjà élus.

25,5 millions de Français concernés

L'exécutif devrait trancher la semaine prochaine, après avoir reçu un avis du Conseil scientifique, sur la possibilité de tenir le scrutin d'ici la fin juin. Si cela n'était pas le cas, il faudrait refaire l'intégralité de l'élection pour les communes concernées, à l'automne voire en mars prochain selon les scénarios.

« Comment demander aux Français qui malgré leur inquiétude se sont déplacés pour venir voter le 15 mars, de refaire un premier tour ? s'interrogent les auteurs de la tribune. Pour rappel, plus de 25,5 millions d'habitants vivent dans une commune concernée par le second tour. Il est donc impératif de clore cette séquence électorale dès que possible, avant la période estivale. On ne peut pas demander aux maires de rouvrir les écoles pour l'éducation et de les fermer pour les élections. »

Les édiles font également valoir qu'en raison de la suspension de ce 2e tour, les intercommunalités n'ont pu être installées. Or, « 70 % de la commande publique sont réalisées par les communes et les intercommunalités. Elles sont le bras armé essentiel à notre économie et à nos emplois », observent-ils.

Dissonnances au Rassemblement national

De nombreuses personnalités politiques font entendre depuis plusieurs jours leur préférence pour un second tour fin juin, évoquant la date du 28. Parmi celles-ci, le candidat du Rassemblement national (RN) à Perpignan Louis Aliot estimait ce samedi sur BFMTV que les Français « attendent ce second tour » et ne voyait pas « ce qui pourrait fausser les résultats » en l'organisant avant l'été. Un avis qui ne fait pas l'unanimité au RN, dont la présidente Marine Le Pen milite pour des municipales en 2021.

Avant de trancher, le gouvernement souhaite s'assurer d'un consensus politique large sur la date, afin d'éviter les critiques qui ont accompagné la tenue du premier tour en mars. Le paysage politique avait accusé Emmanuel Macron de jouer au « Baron Noir » en envisageant un report du scrutin, avant de demander à quelques heures de l'ouverture des bureaux de stopper toute la machine.

À lire aussi : Les élections municipales ou le sparadrap du capitaine Macron

Philippe envisage un débat et un vote au Parlement

Depuis, alors que les oppositions assurent ne pas avoir été suffisamment consultées dans ce choix, l'exécutif essuie des procès en inconséquence. Il aurait favorisé la propagation de l'épidémie de coronavirus deux jours avant de décréter un confinement général, même si une étude parue ce vendredi 15 mai tend à démontrer le contraire.

Le Premier ministre Édouard Philippe envisageait de solliciter un débat et un vote au Parlement sur l'organisation de l'élection fin juin, sur la base de l'article 50-1 de la Constitution, qui n'engage pas la responsabilité du gouvernement.

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