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Le parti d'Emmanuel Macron perd sa majorité absolue à l’Assemblée nationale

Vue de l'Assemblée nationale française, le 3 mars 2020. (Image d'illustration)
Vue de l'Assemblée nationale française, le 3 mars 2020. (Image d'illustration) REUTERS/Benoit Tessier

Des députés de La République en marche, alliés d’anciens marcheurs, ont officialisé la création d’un nouveau groupe parlementaire composé de 17 membres, ce mardi matin. C’est en fait l’aile gauche de la macronie qui prend le large, mécontente de la politique menée par le gouvernement depuis trois ans.

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Dans ce groupe, il y a des marcheurs classés à gauche qui font dissidence : Aurélien Taché, Guillaume Chiche ou Paula Forteza. Il y a aussi l’écologiste Mathieu Orphelin, le candidat dissident aux municipales à Paris Cédric Villani, ou encore l’ancienne ministre socialiste de l’Écologie Delphine Batho.

Tous veulent porter la bannière de « l’écologie, de la démocratie et de la solidarité ». C’est le nom de ce groupe qui se veut indépendant, ni dans l’opposition, ni dans la majorité. Ses membres veulent voter pour quand ça leur plaît, contre quand ça ne leur plaît pas.

Leurs détracteurs parlent d’un coup de poignard dans le dos porté à Emmanuel Macron, mais aussi d’un contresens politique alors que le chef de l’État promet de se réinventer. Eux rétorquent qu’au contraire, ils ont trop attendu et qu’ils sont prêts à soutenir le président s’il prend un virage social et écologique.

Les frondeurs ne sont finalement que 17. C’est moins qu’annoncé, mais c’est suffisant pour faire perdre sa majorité absolue à La République en marche, tout un symbole. Pour faire passer ses textes, le Premier ministre Édouard Philippe devra s’appuyer encore plus sur les centristes du MoDem, qui sortent renforcés après la création de ce groupe.

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