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À Dieppe, les salariés de l'usine Renault «choqués» par des rumeurs de fermeture

La construction d'une «Alpine», à l'usine Renault de Dieppe, le 14 écembre 2017.
La construction d'une «Alpine», à l'usine Renault de Dieppe, le 14 écembre 2017. CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Le véritable symbole qu’est l’usine historique de la Renault « Alpine », à Dieppe, en Normandie serait menacé de fermeture selon plusieurs médias, alors que la marque au losange, en grande difficulté, doit annoncer vendredi 29 mai un plan d’économie de deux milliards d’euros. Devant le site fondé en 1969 et modernisé en grande pompe il y a moins de trois ans, on ne s’attendait pas vraiment à ce genre de mauvaise rumeur.

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À l’entrée de Dieppe, une Alpine rutilante trône sur un rond-point. Avec les goélands, elle forme le comité d’accueil de la ville, l’un de ses moteurs économiques aussi : ce sont 400 salariés et de nombreux partenaires locaux, tous inquiets et surpris aussi de voir l’usine potentiellement bonne pour la casse.

Dominique Serrafin, employé historique et délégué CFDT du site, se dit « choqué » : « On a ressenti une forme d’injustice, parce que tous les indicateurs de cette usine sont au vert, on fait des bénéfices, on est au top de la sécurité par rapport aux indicateurs Renault, top de la qualité. Le patron qui prend la décision de fermer une telle usine, il n’a pas tous les éléments en tête, ce n’est pas possible. »

Incompréhension également des élus locaux. Car, si Renault a investi 35 millions d’euros pour une rénovation très médiatisée de l’usine de Dieppe fin 2017, le constructeur avait à l’époque bénéficié d’aides publiques. Aujourd’hui, comment justifier un projet de fermeture alors que l’État soutient encore l’entreprise via le plan de sauvegarde de l’automobile ?

C’est la question que se pose Sébastien Jumel député communiste de Seine-Maritime et ancien maire de la ville : « Je pense que le gouvernement a compris que le symbole de Dieppe dépassait Dieppe et qu’au moment où l’État mettait huit milliards d’euros sur la table, le "made in Dieppe" ne pouvait pas être abandonné. »

Et Sébastien Jumel n’est pas le seul à le penser. Une pétition, en ligne a été lancée pour sauver l’usine Alpine. Elle avait recueilli mercredi 27 mai au soir 5 200 signatures.

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