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France

Les principales déclarations de François Hollande sur RFI

François Hollande lors de l'interview exclusive accordée à RFI, France 24 et TV5. Palais de l'Elysée,le 27 novembre 2014.
François Hollande lors de l'interview exclusive accordée à RFI, France 24 et TV5. Palais de l'Elysée,le 27 novembre 2014. RFI/Pierre René Worms

François Hollande a accordé ce jeudi 27 novembre un entretien exclusif à RFI, France 24 et TV5 Monde. Le chef de l'Etat français répondait aux questions de Christophe Boisbouvier (RFI), Roselyne Febvre (France 24) et Xavier Lambrechts (TV5 Monde).

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La mort de l'un des bourreaux d'Hervé Gourdel
L'un des auteurs présumés de l'assassinat du guide de haute montagne français Hervé Gourdel, décapité en septembre en Algérie, a été tué en octobre par l'armée algérienne, a annoncé Alger. Une information confirmée par François Hollande qui a précisé que les autres membres du groupe jihadiste responsable de l'assassinat d'Hervé Gourdel ont été identifiés, ajoutant que « ce qui compte, c'est de les punir et de les retrouver » (...) « J’ai promis à la famille que nous apporterons tout notre concours ».

Les Français jihadistes
Interrogé sur une récente vidéo de propagande de l'organisation Etat islamique, montrant des Français jihadistes qui brûlent leur passeport, François Hollande a dénoncé « une forme d’attentat par l’image ». « C’est ce que fait le groupe Daesh pour nous effrayer et attirer un certain nombre de jeunes pour qu’ils rejoignent ce funeste combat ». Pour le président français, « il ne faut pas être impressionné, les voir [les vidéos de propagande jihadiste, ndlr] comme des actes cruels et provocateurs ». Le chef de l'Etat a également insisté sur la nécessité de prendre des mesures, comme cela s'est traduit récemment en France avec l'adoption d'une loi venue durcir la législation antiterroriste existante.

Le sommet de la Francophonie
François Hollande a tenu à rendre hommage au Sénégalais Abdou Diouf qui va mettre un terme ce week-end à ses douze ans à la tête de la Francophonie : « Abdou Diouf est un président qui a développé son pays et accepté l’alternance démocratique, il a fait en sorte aussi que la francophonie porte les valeurs de démocratie et de liberté ».

Concernant la langue française : « Le français est une langue pour changer un certain nombre de réalités, pas que pour se parler ». A propos de la succession d'Abdou Diouf, le président français a précisé la démarche de la France : « On doit travailler à une solution consensuelle, ne pas diviser mais rassembler (...) toutes les candidatures ont des qualités (...) la France ne se sert pas de la Francophonie, elle la sert ».

Les enjeux climatiques
Concernant les enjeux climatiques, « La Francophonie sera un espace où nous pourrons agir fortement », a prévenu François Hollande, car selon lui « la Francophonie peut témoigner comme avec les îles qui disparaissent dans l'océan Indien, ou la fonte des glaces ». « La Francophonie représente 1/3 des pays des Nations unies », a-t-il précisé pour insister sur la force de l'organisation à relever les défis climatiques.

Au sujet du Canada, souvent montré comme un gros pollueur, François Hollande estime que « même si il y a des industries à développer ou des ressources énergétiques à valoriser, le Canada doit prendre conscience qu’il ne s’agit pas d’empêcher le développement industriel, mais d'éviter les catastrophes ».

Le rapport Attali sur la Francophonie
François Hollande souhaite notamment retenir de ce rapport le fait que « la Francophonie ce sont des valeurs culturelles, mais c'est aussi un instrument économique ». Le chef de l'Etat souhaite aussi retenir l'idée selon laquelle « les entreprises françaises et francophones doivent former en français ». Il s'est également dit favorable à l'assouplissement des déplacements des étudiants, chercheurs et enseignants, grâce par exemple à une « simplification de l'attribution des visas ».

La chute de Blaise Compaoré
Pour François Hollande, les événements survenus au BurkinaFaso sont « le signe que les Africains sont attachés à la démocratie et à l’ordre constitutionnel ». Le président français s'est défendu d'être resté silencieux lors de la chute de Blaise Compaoré : « Je ne suis pas resté silencieux, j’ai écrit à Blaise Compaoré (...) La France a veillé à éviter un bain de sang, d’où l’exfiltration [de l'ex-président burkinabè, ndlr] (...) On ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel ». « Il faut garantir des élections libres, incontestées, comme en Tunisie, pluralistes, démocratiques. Au Burkina, la France veillera que les élections de l’an prochain soient bien tenues ».

Ordre constitutionnel aussi au Congo-Brazzaville

Le message de François Hollande s'adresse semble-t-il aussi au Congo-Brazzaville. Au détour de cette petite phrase sur l'ordre constitutionnel changé par intérêt personnel, François Hollande évoque les chefs d'Etat soumis par leur constitution à une limite d'âge et à un nombre maximum de mandats... et qui peuvent du coup être tentés par une modification des règles du jeu. Or à l'approche des élections de 2016 au Congo, certains agitent déjà l'idée d'une modification de la loi fondamentale pour permettre au président Denis Sassou Nguesso, qui sera alors âgé de 73 ans, de briguer à nouveau les suffrages des électeurs.

Le Tchad d’Idriss Déby
Interrogé sur la difficulté de demander au président tchadien d'ouvrir le jeu démocratique, alors que le Tchad a fourni un gros effort dans l'opération Barkhane, François Hollande s’est dit « redevable à l’égard du Tchad, du sacrifice des soldats tchadiens (…) et aussi par rapport à ce que fait le Tchad contre Boko Haram (...) Après, Idriss Déby le sait, nous avons la volonté comme partout ailleurs, de souhaiter que les élections soient pluralistes et démocratiques et cela vaut partout, même là où nous avons des soldats ». Pour François Hollande, il n'y a pas d'incompatibilité entre la démocratie et la présence de soldats français. 

La Libye
Concernant l’éventualité de frappes en Libye contre la progression des milices jihadistes, François Hollande a écarté toute forme d’intervention sans une initiative préalable de l’ONU : « Le secrétaire général des Nations unies est à l’initiative, pas d’intervention à ce stade ». Le chef de l’Etat a également insisté sur la nécessité d’une demande formelle des autorités libyennes. Première priorité, selon le président français est « que l’Etat de droit soit rétabli (...) nous avons besoin d’un cadre, d’autorité, de règles, nous devons tout faire pour qu’un Etat libyen puisse agir ».

La possible reconnaissance de la Palestine par l’Assemblée
« Il y a une résolution, je n’ai pas à me prononcer dessus, c’est l’initiative du Parlement », s’est défendu François Hollande, prié de dire s’il envisageait de suivre l’avis des députés, dont le vote est prévu le 2 décembre. « Mais il y aura une initiative diplomatique que la France doit conduire pour faire reprendre les négociations entre Israéliens et Palestiniens », a-t-il promis.

L'otage français au Sahel Serge Lazarevic
Interrogé sur un éventuel retour prochain de l'otage français, François Hollande s'est voulu « prudent ». « Je connais sa fille qui attend depuis trois ans le retour de son père. Nous faisons tout et je remercie le président Issoufou, car c’est lui qui est à l’initiative pour le faire revenir ».


Réécoutez l'édition spéciale de RFI
Présentation : Nicolas Brousse.
Intervenants : Christophe Boisbouvier, Michel Arseneault, Florent Guignard, Jean-Baptiste Placca et Francis Kpatinde.

Edition spéciale du 27 novembre 2014

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