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France / Justice

Dominique de Villepin relaxé en appel dans le procès Clearstream

Dominique de Villepin quelques minutes après l'annonce de sa relaxe en appel dans le procès Clearstream, le 14 septembre 2011.
Dominique de Villepin quelques minutes après l'annonce de sa relaxe en appel dans le procès Clearstream, le 14 septembre 2011. REUTERS/Benoit Tessier

L’ancien Premier ministre, poursuivi dans l’affaire Clearstream pour « complicité de dénonciation calomnieuse », a été relaxé ce mercredi 14 septembre 2011 par la cour d’appel de Paris. Le parquet général avait requis quinze mois de prison avec sursis. Les deux autres accusés dans l'affaire ont été condamnés.

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C’est un soulagement pour Dominique de Villepin, et un obstacle en moins vers une possible candidature à l’élection présidentielle du printemps prochain. La cour d’appel de Paris vient de confirmer le jugement rendu en première instance. L'ancien Premier ministre ne sera pas condamné pour « complicité de dénonciation calomnieuse » dans le procès Clearstream, cette vaste affaire de fausses listes de comptes bancaires secrets détenus, soi-disant, par de nombreuses personnalités politiques, dont le président Nicolas Sarkozy.

« Je veux saluer l'indépendance de notre justice qui a su résister aux pressions politiques », a déclaré Dominique de Villepin, à l’annonce du verdict. Il avait à plusieurs reprises dénoncé les pressions de l’Elysée dans le dossier.

Je veux croire que cette décision rendra notre vieux pays moins vulnérable à la rumeur et à la calomnie

En revanche, les deux autres accusés, l’ex-dirigeant de la firme EADS, Jean-Louis Gergorin et le mathématicien Imad Lahoud, soupçonné d’être à l’origine des faux listings, ont écopé respectivement de 6 et 18 mois de prison ferme, auxquels s’ajoute une amende de 40 000 euros pour chacun.

L’avocat de Jean-Louis Gergorin ne cache pourtant pas sa satisfaction. En effet, au regard du jugement rendu en première instance, son client est désormais relaxé sur quatre des cinq chefs d’accusation, et voit sa peine réduite de neuf mois de prison ferme. « Nous nous réjouissons que le tribunal ait reconnu la bonne foi de Monsieur Gergorin dans ses relations avec le général Rondot (auteur de notes pour le ministère de la défense sur l’affaire Clearstream), que le tribunal ait cassé cette image de manipulateur », s’est réjoui Paul-Albert Iweins.

Du côté d'Imad Lahoud, on envisage un pourvoi en cassation. 

L’ombre de Bourgi

Si l’implication du Premier ministre dans cette affaire n’est plus à l’ordre du jour, cela n’a pas empêché son avocat de tonner sur l’atmosphère dans laquelle s’est déroulée ce verdict. Ils évoquent notamment les dernières accusations de l’avocat Robert Bourgi selon lesquelles Dominique de Villepin aurait touché de l’argent de chefs d’Etats africains, sous-entendant que l’Elysée ne serait pas étranger, une nouvelle fois, à une affaire touchant son client.

Il en est assez de ces personnages venus de l'ombre, qui tout d'un coup apparaissent. (...) Pourquoi, trois jours avant le rendu de ce verdict? Est-ce que certains avaient peur de cette relaxe?

Quel avenir politique?

L’avenir politique se dégage en tout cas pour l’ancien Premier ministre. L’affaire Clearstream avait cristallisé les inimitiés entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, et divisé la majorité. Une majorité qui craint toujours la multiplication des candidatures à droite à quelques mois de l’échéance présidentielle. Pour Jean-François Copé, le patron de l’UMP, il est temps que Dominique de Villepin revienne dans sa « famille politique », afin d’apporter sa « sensibilité » et sa « réflexion ».

Ma porte a toujours été grande ouverte pour Dominique de Villepin et je pense que notre famille, y compris au sens le plus large, doit être rassemblée...

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