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France: trois touristes sud-américaines placées en centre de rétention

Du linge étendu dans la cour d'un centre de rétention administrative au Mesnil-Amelot, au nord de Paris, le 6 mai 2019 (photo d'illustration).
Du linge étendu dans la cour d'un centre de rétention administrative au Mesnil-Amelot, au nord de Paris, le 6 mai 2019 (photo d'illustration). Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Selon l'association Anafé, en 2018, 331 étrangers, touristes ou demandeurs d'asile ont été placés en centre de rétention après avoir été placé dans la zone d'attente d'un aéroport français. C'est le cas de trois touristes sud-américaines qui transitaient à l'aéroport de Roissy fin juillet. Elles voulaient aller en vacances en Espagne et visiter leur famille en Suisse, mais elles se sont retrouvées en centre de rétention à Roissy, après que l'entrée dans le territoire leur a été refusée à l'aéroport.

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Elles ne se connaissaient pas mais ont vécu la même situation. Jenifer et Liliana, deux Colombiennes, et Wilma, vénézuélienne, sont contrôlées par la police aux frontières à l'aéroport de Roissy, à quelques jours d'intervalles.

Pour accéder à l'espace Schengen, les étrangers doivent remplir des conditions : détenir un passeport, un visa, des garanties financières ou encore justifier de l'hébergement dans le pays de destination finale. Le but des autorités, c'est de s'assurer que les touristes n'aient pas l'intention de rester sur le territoire européen.

Pas d'attestations d'hébergement

Mais les trois femmes ont peu d'argent sur elles, et n'ont pas les attestations d'hébergement. Leur passeport leur est retiré. Elles sont placées dans la zone d'attente de personne en instance à Roissy, le lieu où sont maintenues les personnes refusées à l'entrée au territoire.

« On nous a mis dans une cellule pendant 24 heures et nous a menottées. La police se moquait de nous, ils nous ont obligés à nous déshabiller, (à enlever) même nos sous-vêtements, tout. C’était vraiment humiliant », raconte Liliana.

Après une garde à vue et l'obligation de quitter le territoire français, elles sont conduites dans un centre de rétention près de Rouen, avant d'être libérées le 11 août dernier. Toujours sous le coup d'une procédure d'éloignement du territoire français, elles attendent l'audience du 23 août qui devrait lever l'interdiction.

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