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Koweït

Au Koweït, des manifestations de Bidouns dispersées par la police

Manifestation de Bidounes à Soulaibiya, à 25 kilomètres au sud-ouest de la capitale, Koweït City, le 19 février 2011.
Manifestation de Bidounes à Soulaibiya, à 25 kilomètres au sud-ouest de la capitale, Koweït City, le 19 février 2011. AFP/Yasser Al-Zayyat

Le vent de contestation qui souffle sur le monde arabe a atteint le Koweït. Des premières manifestations ont eu lieu dès le vendredi 18 février 2011. Et ce samedi 19, toujours à l’initiative des Bidouns, ces arabes apatrides qui s'estiment discriminés par les autorités, de nouveaux rassemblement on été dispersés par la police. Les Bidouns forment une communauté qui revendique la citoyenneté koweitienne, et les avantages qui y sont attachés.

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Les Bidouns seraient aujourd'hui 100 000 au Koweït, sur 2,5 millions de résidents, dont seulement 1 million de citoyens. Comme l'indique leur nom, bidoun, qui signifie « sans », en l'occurrence sans citoyenneté, ils sont apatrides.

Ils ne comptent pas parmi les descendants des arabes qui se trouvaient là dans les années 1920, lorsque ce territoire est devenu protectorat britannique, et ils n'ont pas davantage brigué la nationalité de l'émirat quand il est devenu Etat indépendant au tout début des années 1960.

Cette communauté bidoun provient dans sa majorité de bédouins du nord de la péninsule arabique. Puis elle a été renforcée par des réfugiés irakiens restés au Koweït après la guerre de 1990, et par des Palestiniens.

Le gouvernement koweitien a déjà assimilé une quarantaine de milliers de ces apatrides, en fonction de leur ancienneté dans le pays. Mais la pratique des faux passeports tend à se répandre de la part de non-Koweitiens avides de bénéficier des nombreux avantages sociaux accordés par cet Etat pétrolier à ses nationaux : éducation, santé et de quoi manger gratuitement pendant un an, un bonus accordé en janvier.

Etre apatride est en revanche le pire des statuts, sans aucun droit, ni au travail, ni même à quitter le territoire.

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