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Irak

«Journée de la colère» meurtrière en Irak

Face-à-face entre la police et les manifestants anti-gouvernementaux au centre de Bagdad, le 25 février 2011.
Face-à-face entre la police et les manifestants anti-gouvernementaux au centre de Bagdad, le 25 février 2011. Reuters / Saad Shalash

En Irak, «la journée de la colère» inspirée par les soulèvements dans le reste du monde arabe, a réuni le 25 février 2011 des milliers de personnes à travers le pays. Des violences ont eu lieu dans plusieurs villes faisant une dizaine de morts, dont la moitié à Mossoul. A Bagdad, il n'y aurait pas eu de victimes, mais c'est là que le rassemblement le plus important a eu lieu. 

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C'est à pied que les manifestants ont du rejoindre la place de la Libération dans le centre de Bagdad. Les autorités avaient interdit la circulation automobile et dressé des barrages un peu partout.

Des affrontements ont eu lieu, des manifestants ont jeté des pierres en direction de la police anti-émeute qui a répliqué à coup de gaz lacrymogène et de lance à eau.

Plusieurs milliers de personnes ont tout de même réussi à se rassembler brandissant des drapeaux et criant des slogans hostiles au pouvoir. La plupart ne demandaient pas la chute du gouvernement, qu'ils ont élus, mais que ce gouvernement serve la population. Ils dénoncent la corruption et réclament une amélioration des services de base, eau, électricité, santé, qui font cruellement défaut.

« Nous sommes de simples citoyens qui souhaitons vivre décemment, ont déclaré plusieurs d'entre eux, aux journalistes sur place, et pas des partisans de Saddam Hussein ou des membres d'al-Qaïda », comme l'a suggéré le Premier ministre. Nouri al-Maliki, qui a tout fait pour dissuader la population de descendre dans la rue, en vain. 

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