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Yémen

Journée sanglante au Yémen, Saleh proclame l’état d’urgence

Un manifestant blessé à Sanaa, le 18 mars 2011.
Un manifestant blessé à Sanaa, le 18 mars 2011. Reuters/Khaled Abdullah

C'est la journée la plus sanglante au Yémen depuis le début de la contestation contre le pouvoir, fin janvier 2011. Au moins 41 personnes ont été tuées et 200 blessées ce vendredi 18 mars 2011, selon des sources médicales, lors d'une manifestation contre le pouvoir à Sanaa. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a « sévèrement condamné » l'utilisation de munitions réelles par les partisans du régime. Le président Saleh a décrété l'état d'urgence pour un temps indéterminé.

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Ça a été un massacre, selon des témoins. Des hommes habillés en civil, postés sur des toits auraient tiré sur les manifestants qui étaient rassemblés près de l'université de Sanaa.

Qui étaient ces tireurs ? Des partisans du président Saleh, selon plusieurs sources.
Le site internet d'Al Jazira évoque toutefois l'intervention des forces de sécurité yéménites qui auraient aussi utilisé leurs armes. Le but : empêcher l'opposition de défiler dans la ville.

Les autorités, elles, démentent toute implication. Le président Saleh affirme néanmoins regretter la mort de ceux qu'il appelle « des martyrs de la démocratie ». Il ordonne une commission d'enquête pour retrouver les coupables.

Mais cela ne suffit apparemment pas à apaiser les contestataires. « Il n'y a désormais plus aucun dialogue possible avec le gouvernement », disent-ils. Les opposants aux président Saleh manifestent depuis un mois et demi, sans interruption, pour réclamer le départ de celui qui est au pouvoir depuis 32 ans et qui refuse pour l'instant de partir.

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