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Territoires palestiniens / Egypte

Cérémonie de réconciliation entre le Hamas et le Fatah au Caire

Le président palestinien, Mahmoud Abbas (G), à la tête du Fatah, et le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal (D), lors d'une cérémonie de réconciliation au Caire, le 4 mai 2011.
Le président palestinien, Mahmoud Abbas (G), à la tête du Fatah, et le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal (D), lors d'une cérémonie de réconciliation au Caire, le 4 mai 2011. Reuters/Hamas/Handout

C'est l'aboutissement de plus d'un an de tractations : cette signature qui se déroule ce mercredi 4 mai 2011 au Caire, en Egypte. Une étape qui scelle la réconciliation inter palestinienne. Mais une étape qui se déroule finalement à l’abri des caméras tenues à l’écart de l’évènement.

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Quand nous sommes descendus dans la rue le 15 mars, je me suis senti très fier car j’ai vu les vrais Palestiniens qui ne sont affiliés ni au Hamas ni au Fatah et qui placent la Palestine au dessus de tout.

La réconciliation palestinienne vue par les jeunes de Gaza

C’est pratiquement une sorte de huis clos puisque les caméras ont été interdites. En fait, il y a eu un couac au démarrage puisque de cette cérémonie, qui a été retardée, a déménagée. Elle devait avoir lieu au centre des conférences avec toutes les caméras mais cela a été transféré au centre des renseignements égyptien.

Pas de caméras car, selon des informations de divers sources, il y avait des problèmes protocolaires entre le secrétaire général du Khaled Mechaal et Mahmoud Abbas, le président de l’autorité palestinienne sur les détails de la cérémonie : ou s’assoir, quel discours.

Cela a pu être finalement surmonté et la cérémonie a eu lieu sans discours de Khaled Mechaal. Mais avec celui du ministre égyptien des Affaires étrangères et aussi du président palestinien Mahmoud Abbas.

Mahmoud Abbas qui a dit que les Palestiniens avaient tourné pour l’éternité tourné la page noire de la division mais en même temps il s’est adressé au Premier ministre israélien en lui disant que dorénavant il devait choisir entre la colonisation ou la paix, qu’il ne pouvait pas jouer sur les deux tableaux.

En tous les cas, au stade actuel, les Palestiniens qui sont à l’extérieur des bâtiments semblent optimistes malgré le couac du départ. Désormais tout cela peut être arrangé.

Avec notre envoyé spécial à Gaza, Nicolas Falez

Il nous reçoit dans des bureaux aux murs ornés de portraits de Yasser Arafat.
Mohammed al-Nahal est un élu du Conseil révolutionnaire du Fatah. Né à Gaza, ce quadragénaire n’a pas quitté l’enclave palestinienne lorsque le Hamas en a chassé la plupart des dirigeants du Fatah, il y a 4 ans.

Mohammed al-Nahal connait bien les prisons de Gaza. Il y a été détenu une quinzaine de fois. « C’est uniquement parce que j’étais membre du Fatah, explique-t-il. La dernière fois c’était en octobre dernier. »

Mohammed al-Nahal estime que 200 militants de son parti sont actuellement détenus par le Hamas à Gaza. L’accord de réconciliation prévoit leur libération, mais cela prendra du temps, comme tout le reste d’ailleurs. « C’est vrai, le chemin est difficile, reconnait Mohammed al- Nahal, mais cette fois le Hamas semble vraiment vouloir la réconciliation. Mais le principal, c’est l’intérêt du peuple palestinien », assure ce cadre du Fatah selon lequel la poursuite de la division profite à Israël.

Ce mercredi au Caire, le président Mahmoud Abbas a serré la main du chef du Hamas Khaled Mechaal. Tout le monde pourrait-il en faire autant malgré les années de division et parfois de violences ? « C’est notre président, assure Mohammed al-Nahal, alors s’il serre la main de ceux du Hamas, nous ferons tous la même chose. »
 

 

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