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Syrie

Syrie: l'armée multiplie les opérations militaires

Capture d'écran d'une vidéo amateur filmant un hélicoptère survolant Talbiseh, le 11 juin 2011.
Capture d'écran d'une vidéo amateur filmant un hélicoptère survolant Talbiseh, le 11 juin 2011. REUTERS/Social Media Website via REUTERS TV

L'armée syrienne a lancé le 12 juin une vaste offensive sur la ville de Jisr el-Choghour, dans le nord-ouest du pays. Les blindés seraient entrés dans cette localité proche de la frontière turque. Des habitants témoignent avoir vu des hélicoptères de l'armée. Selon la télévision d'Etat, l'armée est entrée pour en expulser les groupes armés. Toujours selon les médias pro-gouvernementaux, de violents heurts s'y déroulent encore. Environ 5000 réfugiés sont arrivés en Turquie pour fuir les violences. Sur le terrain diplomatique, les discussions se poursuivent au Conseil de sécurité de l'ONU. La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne veulent faire voter une résolution qui prévoit de condamner la répression organisée par le régime du président syrien Bachar el-Assad. Face aux réticences de certains membres du Conseil, les Européens font pression.

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Pour aller plus loin

Les mots ne sont pas choisis au hasard... Dans une interview accordée à la télévision, William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères, a appelé le Conseil de sécurité à prendre une position claire sur la Syrie. De son côté, son homologue allemand, Guido Westerwelle, rappelle que cette résolution est une urgence. Le message est limpide : les Européens mettent la pression sur les membres du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le projet de résolution sur la Syrie est présenté par la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et Portugal. Les Etats-Unis ont déjà apporté leur soutien à ce texte. Mais jusqu'à maintenant, l'Afrique du Sud, le Brésil et l'Inde ont exprimé de sérieuses réserves. Pour être acceptée, cette résolution doit aussi échapper à un veto chinois ou russe.

Les deux membres permanents du Conseil de sécurité sont opposés à cette solution. Mais si une large majorité se dégage, il sera plus difficile pour Moscou et Pékin d'opter pour un veto. Les Européens travaillent donc à convaincre les plus réticents. « Nous essayons de leur expliquer que s'abstenir revient à prendre parti pour la Syrie », souligne un diplomate. Le vote pourrait avoir lieu dans les jours prochains.
 

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