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Yémen

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a signé l'accord de transfert du pouvoir

Le roi Abdallah (D) et les autres monarques des pays du Golfe ont fini par faire plier le président yéménite Ali Abdallah Saleh.
Le roi Abdallah (D) et les autres monarques des pays du Golfe ont fini par faire plier le président yéménite Ali Abdallah Saleh. REUTERS

Ali Abdallah Saleh a signé mercredi 23 novembre, à Riyad, l'accord de transfert du pouvoir. Depuis avril, le président yéménite refusait de parapher ce plan de sortie de crise proposé par les monarchies arabes du Golfe. Des représentants du parti au pouvoir au Yémen et de l'opposition ont ensuite signé un mécanisme d'application de ce plan en vertu duquel le président doit quitter le pouvoir dans un délai de trois mois.

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Avec notre correspondante à Riyad, Clarence Rodriguez

Moi je suis sûr que l'on en a pas terminé avec les problèmes.

Nabil Katem

Jusqu’au dernier moment, les ministres des Affaires étrangères des six pays du Golfe réunis au palais royal d’al-Yamamah de Riyad ont retenu leur souffle. Il faut dire qu’à trois reprises déjà, le président yéménite avait fait volte-face à la dernière minute. Cette fois, c’est la bonne.

Jamal Benomar, le représentant de l’ONU qui a suivi point par point la finalisation de l’accord, a confirmé que la signature avait pu se concrétiser grâce à de nombreux amendements apportés au plan initial proposé par le Conseil de coopération des pays du Golfe. Outre l’immunité pour Saleh et de sa famille, l’accord prévoit qu’il demeurera président honorifique durant trois mois.

Le pouvoir provisoire revient désormais à Mansour Hadi, vice-président du pays depuis dix-sept ans. Durant cette période de transition, ce militaire de carrière, reconnu pour être un homme discret et de consensus, devra mettre en place un gouvernement d’union nationale et organiser l’élection présidentielle dans les trois mois à venir.

Ali Abdallah Saleh vient de mettre un terme à trente-trois ans de pouvoir sans partage et à des révoltes meurtrières qui auront duré dix mois. Toutefois, sur place au Yémen, les jeunes contestataires qui campent depuis neuf mois à Sanaa pour réclamer le départ du président yéménite ont rejeté l'accord de transfert du pouvoir signé à Riyad. Et ils ont appelé à des manifestations ce jeudi 24 novembre.

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