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Iran/Royaume-Uni

L'Iran accueille ses diplomates expulsés et cherche à calmer le jeu

Des membres de la milice Basij attendent à l'aéroport de Téhéran pour accueillir les diplomates expulsés de la Grande-Bretagne, le 3 décembre 2011.
Des membres de la milice Basij attendent à l'aéroport de Téhéran pour accueillir les diplomates expulsés de la Grande-Bretagne, le 3 décembre 2011. REUTERS/Raheb Homavandi

Les diplomates iraniens expulsés de Grande-Bretagne, après l'attaque de l'ambassade britannique à Téhéran, sont arrivés le 3 décembre à l'aéroport international de la capitale. Ils ont été accueillis en héros par des manifestants. Mais dans le même temps, l'Iran a évité de souffler sur les braises en invitant les puissances occidentales à se garder de provoquer une crise diplomatique majeure.

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Avec notre correspondant à Téhéran, Saviosh Ghazi

Les diplomates iraniens expulsés de Londres ont été accueillis en héros par des responsables iraniens mais aussi par un groupe d’étudiants qui a crié « mort à la Grande-Bretagne » lors de leur arrivée à l’aéroport de Téhéran.

Le gouvernement britannique cherche à élargir à d’autres pays européens le problème existant entre Téhéran et Londres. « Nous avons dit aux pays européens de ne pas lier leurs relations au problème existant entre l’Iran et la Grande-Bretagne », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast.

Dans le même temps, Téhéran cherche à calmer le jeu. Le chef de la police iranienne a annoncé l’arrestation de douze étudiants qui avaient attaqué la résidence britannique, en ajoutant que leurs dossiers avaient été remis à la justice.

Enfin, pour la première fois, un haut dignitaire religieux a pris ses distances avec l’attaque des étudiants islamiques contre l’ambassade britannique. L’ayatollah Makaram Chirazi avait déclaré que les jeunes révolutionnaires ne devaient pas aller au-delà de la loi. Car certaines actions illégales pourraient fournir à l’ennemi un prétexte pour lequel l’Iran devrait payer un prix élevé.

Il a jouté que les jeunes révolutionnaires ne devaient agir sans la permission du Guide suprême iranien l’ayatollah Khamenei.

La France, de son côté, a décidé de réduire temporairement le personnel de son ambassade à Téhéran par « mesure de précaution » après les incidents à l'ambassade de Grande-Bretagne. Une partie de ce personnel ainsi que les familles de tous les fonctionnaires français en poste à Téhéran doivent quitter le pays dans les prochains jours.

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