Accéder au contenu principal
Syrie

Après avoir repris Baba Amro à Homs, l’armée syrienne pilonne la ville voisine de Rastane

Capture d'écran d'une vidéo montrant une manifestation d'opposants au régime syrien avec des membres de l'Armée syrienne libre (ASL), à Rastane, le 28 janvier 2012.
Capture d'écran d'une vidéo montrant une manifestation d'opposants au régime syrien avec des membres de l'Armée syrienne libre (ASL), à Rastane, le 28 janvier 2012. AFP PHOTO/YOUTUBE

La ville de Rastane, située à une vingtaine de kilomètres de Homs, est sous le feu de l’armée syrienne ce dimanche 4 mars 2012. Quelques jours après avoir repris le contrôle de Homs, les forces syriennes bombardent les positions tenues par des rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL) à Rastane. A la mi-journée, on dénombrait au moins sept morts, dont quatre enfants à Rastane, selon une ONG syrienne.

Publicité

Cliquer pour agrandir
Le point A signale la ville de Ar Rastane et le point B la ville d’Al Qousseir. Entre les deux on retrouve Homs, et dans le sud du pays Damas. Google maps

Située à une vingtaine de kilomètres de Homs, la ville de Rastane (60 000 habitants) est déclarée « ville libre » depuis le 5 février par l’Armée syrienne libre (ASL). Après avoir repris le contrôle du quartier rebelle de Baba Amro à Homs, jeudi, l’armée de Bachar el-Assad s’attaque depuis ce dimanche à Rastane, ainsi qu’à Qousseir (située à 15 km de Homs). 

« Depuis l’aube, des positions de groupes de défenseurs dans le nord de la ville de Rastane subissent de violents bombardements », a affirmé à l’AFP, Rami Abdel Rahmane, le président de l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

Pour Rami Abdel Rahmane, « les villes de Rastane et de Qousseir sont celles qui concentrent le plus de rebelles dans le centre de la Syrie et on s’attend, dit-il, à ce que ça soit la prochaine étape dans l’attaque du régime contre les déserteurs ». D’autant plus qu’une trentaine de chars de l’armée syrienne sont positionnés autour de la ville de Qousseir, qui compte environ 50 000 habitants, et bombardent régulièrement les quartiers rebelles. D'autre part, toujours selon M. Rahmane, « des perquisitions sont menées dans la ville de Qousseir, à la recherche de soldats dissidents ».

Le but de l'armée syrienne est de pouvoir travailler en vase clos

Aide humanitaire toujours bloquée

Après la reprise du quartier rebelle de Baba Amro à Homs, jeudi, la situation humanitaire y est dramatique après un mois de bombardements. Un convoi de sept camions transportant de l’aide d’urgence du CICR pour les habitants est toujours bloqué. Cela fait maintenant trois jours qu’il attend le feu vert des autorités. Ces dernières justifient ce délai par le nécessité de sécuriser le trajet du convoi. Mais, selon des militants, il s’agirait plutôt pour le régime de gagner du temps pour cacher ses « crimes ».

Le refus des autorités de laisser passer jusqu'à présent le CICR a provoqué la colère de la communauté internationale qui avait demandé dès jeudi à Damas « d'autoriser un accès libre, total et immédiat du personnel humanitaire » à la population civile. Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a estimé que les autorités commettaient « un crime » en interdisant l'entrée de l'aide humanitaire. Quant au chef de la diplomatie britannique, William Hague il a déclaré que ce « refus » montre que le régime est « devenu criminel ».

De son côté, la Chine qui, avec la Russie, bloque toute résolution à l'ONU condamnant la répression, a répété qu'elle refusait toute ingérence « sous le prétexte de questions humanitaires ».

Les autorités libanaises ont déployé les grands moyens pour empêcher des frictions entre opposants et partisans au régime syrien...

 

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Ce sont évidement les adverbes qui sont ici à souligner, dans ce nouveau communiqué de la diplomatie chinoise publié par l’agence Chine Nouvelle. « Mettre fin immédiatement, totalement et inconditionnellement » aux violences, revient en effet à critiquer les autorités syriennes qui depuis des semaines font tout pour empêcher l’arrivée des secours.

La Chine qui s’est opposée à une résolution du Conseil des droits de l’homme de l’ONU condamnant la répression en Syrie, s’est associée en revanche à la « vive déception » du Conseil de sécurité face au refus de Damas de recevoir la responsable des opérations humanitaires onusiennes.

Ces propos ne changent rien sur le fond à la politique de « non ingérence dans les affaires intérieures des pays » ressassée à longueur de points de presse par les porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères à Pékin. Ils marquent cependant un changement de ton sur la question syrienne.

Les images des bombardements de Homs diffusées sur les médias officiels chinois sont régulièrement accompagnées de commentaires dénonçant les « agissements des terroristes », mais des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent sur l’internet chinois, critiquant la neutralité de Pékin devant ce qui est considéré désormais par certains internautes comme « un massacre ».

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.