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BAHREIN

Bahreïn : les essais du Grand Prix perturbés par la contestation politique

Manifestation antigouvernementale du principal parti de l'opposition à Bahreïn à deux jours du Grand prix de Formule 1, le 20 avril 2012, à Manama.
Manifestation antigouvernementale du principal parti de l'opposition à Bahreïn à deux jours du Grand prix de Formule 1, le 20 avril 2012, à Manama. Reuters / Hamad I Mohammed

A Bahreïn, la sécurité est renforcée autour du circuit du Grand Prix de Formule 1 de Sakhir depuis les manifestations à répétition à l'appel de l'opposition chiite, qui réclame des réformes constitutionnelles. Mercredi 18 avril 2012, quatre membres de l'écurie Force India avaient vu un cocktail Molotov exploser devant leur voiture. Le prince héritier de Bahreïn a estimé qu'une « annulation ferait le jeu des extrémistes ». Mais ce vendredi, l'écurie Force India a décidé de faire l'impasse sur la deuxième séance d'essais libres.

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L’écurie Force India a décidé de ne pas participer aux essais en question. Déjà traumatisée par un incident qui a impliqué la veille quatre de ses employés qui ont essuyé un jet de cocktails Molotov sur une autoroute alors que des manifestants s’opposaient aux forces de police, Force India a jugé que du fait de ses essais, un retour tardif hier à la nuit tombée à son hôtel - situé au centre-ville de Manama - compromettait sa sécurité. D’où la décision de ne pas prendre la piste.

Si cette précipitation à quitter le circuit, cet excès de précaution, peut prêter à sourire, il n’empêche que c’est un premier coup de canif à l’unanimité de la F1, même si Force India a tenu à préciser que ses deux voitures seraient de nouveau sur la piste ce matin.

La Fédération internationale de l'automobile (FIA) avait garanti la sécurité à tous les participants. Force India ne semble pas en être totalement convaincue.

Grève de la faim

Il est vrai qu’à Bahreïn, la tension monte à la veille du Grand Prix de F1. Mais cette fois, pas question d’annuler l’événement pour l’organisateur.

A l’extérieur de l’enceinte sportive, la contestation au régime ne faiblit pas. L’une de ses figures de proue, Abdelhadi el Khawaja, un militant des droits de l'homme emprisonné à vie, est en grève de la faim depuis plus de deux mois. Sa femme, Khadija Mosawi, dénonce la tenue du Grand Prix, malgré les troubles politiques dans le pays.

L'organisation de ce Grand Prix fait penser que tout va bien à Bahreïn, mais (...) la plupart des gens ne sont pas heureux, les femmes sont battues, les jeunes sont tués, des gaz toxiques sont utilisés contre des villages toutes les nuits de manière excessive...

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