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ONU / Syrie

ONU: Kofi Annan défend son action en Syrie tout en reconnaissant les «violations» du cessez-le-feu

Devant le Conseil de sécurité, Kofi Annan a lancé un appel aux Syriens pour qu'ils déposent les armes. Véhicule des observateurs des Nations unies, près de Homs le 5 mai 2012.
Devant le Conseil de sécurité, Kofi Annan a lancé un appel aux Syriens pour qu'ils déposent les armes. Véhicule des observateurs des Nations unies, près de Homs le 5 mai 2012. Reuters

L'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie fait face à de réelles interrogations sur l'utilité de la mission d'observation qui n'a pour l'instant donné que peu de résultats. « Nous devons arrêter la tuerie » a lancé Kofi Annan ce mardi 8 mai 2012 devant le Conseil de sécurité. La situation au Proche-Orient ressemble à une « danse de la mort» a pour sa part estimé Terje Roed-Larsen, envoyé spécial de l'ONU dans la région, en faisant état de trafics d'armes entre le Liban et la Syrie. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, 12 000 personnes ont été tuées en quatorze mois.

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Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

Kofi Annan le sait, sa mission en Syrie est en sursis. Personne ne veut encore prononcer officiellement le mot d’« échec », mais le doute est dans tous les esprits. Au Conseil de sécurité, les Occidentaux ne veulent pas se contenter d’un calme relatif. Si la mission doit continuer, il faut des résultats disent-ils.

Or, le cessez-le-feu n’est toujours pas respecté. Kofi Annan assure que la présence des observateurs de l’ONU a un effet apaisant. Certains diplomates font valoir que Damas a simplement changé de tactique. Moins de bombardements et d’armes lourdes, mais plus de rafles, d’arrestations, de tortures, tout aussi efficaces.

L’ONU a accéléré le déploiement des Bérets bleus : 60 ce milieu de semaine, 100 à la fin de semaine, 300 à la fin du mois. Kofi Annan va se rendre personnellement à Damas dans les prochains jours pour peser de tout son poids. « Mon plan est la dernière chance avant une guerre civile en Syrie », a t-il dit au Conseil de sécurité, avant d’ajouter « si vous avez une autre idée pour cesser les violences, je suis preneur ».

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