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Syrie / Turquie / Etats-Unis

A Istanbul, Hillary Clinton construit «l'après Assad»

Un milicien rebelle s'apprête à tirer une roquette RPG au cours de rudes combats dans le quartier de Salah Eddine.
Un milicien rebelle s'apprête à tirer une roquette RPG au cours de rudes combats dans le quartier de Salah Eddine. REUTERS/Goran Tomasevic

Après seize mois d'un intense conflit et plus de 20 000 morts et devant l'impasse de l'ONU, l'administration américaine durcit le ton contre le régime syrien. En visite en Turquie, la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, évoque clairement avec son allié turc au sein de l'Otan « l'après Assad ». Objectif : créer un groupe de travail qui évaluera les scénarios probables en vue de la transition politique en Syrie.

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Jusqu'ici tous les moyens de pressions pour mettre fin à la crise - qu'ils soient économiques ou diplomatiques - ont échoué. Si les amis du régime syrien continuent d'appeler au dialogue national, comme ils l'ont fait il y a deux jours à Téhéran, Washington et son allié turc accentuent la pression diplomatique avec de nouvelles menaces de sanctions.

L'aide humanitaire et l'assistance non-létale aux opposants ne suffisent plus, il faut aussi préparer la transition politique en mettant au grand jour les liens que le régime syrien entretient avec l'Iran et le Hezbollah, bêtes noires de l'administration américaine. Washington et Ankara, pointent aussi du doigt le PKK, le mouvement armé kurde et al-Qaïda.

L'hypothèse de la création d'une zone d'exclusion aérienne demandée par les rebelles a également été évoquée à Istanbul. Reste enfin la pression psychologique. Le chef des services secrets allemand estime que la fin d'Assad est proche. Depuis le début du soulèvement l'armée loyaliste aurait perdu le sixième de ses effectifs, pour la plupart des déserteurs et des soldats transfuges. Des défections que cherche justement à encourager l'opposition syrienne dans sa guerre d'usure contre le régime.


En ce qui concerne l'aide humanitaire mise en place par la France, un second avion d'aide pour les réfugiés syriens a décollé, ce samedi 11 août, d'Istres dans les Bouches-du-Rhône. Il s'est envolé en direction de la Jordanie. Un premier avion avec du matériel médical était déjà parti jeudi. Vingt-cinq médecins, infirmiers et assistants sont désormais sur place. Bertrand Bonneau, porte-parole adjoint de l'Etat-major des armées, détaille le contenu de cet envoi humanitaire :

Il s'agit de gros matériel destiné à équiper des blocs opératoires.

Bertrand Bonneau, porte-parole adjoint de l'état-major des armées françaises

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