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EGYPTE

De nombreux coptes envisagent de quitter l'Egypte

Déploiement des forces de l'ordre autour de la place Tahrir, le 15 septembre 2012.
Déploiement des forces de l'ordre autour de la place Tahrir, le 15 septembre 2012. REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

Au Caire, quelques jours après les affrontements entre des groupes de jeunes et la police suite aux manifestations devant l’ambassade américaine contre le film anti-islam L’Innocence des musulmans, la police s’est déployée dans les rues adjacentes et aux abords de la place Tahrir. Plusieurs coptes égyptiens sont accusés d’avoir produit ce film et d’avoir fomenté ces violences. Justement parmi la communauté copte, certains avouent leurs craintes face au nouveau gouvernement qui exacerbe les clivages entre les communautés religieuses. Ils seraient nombreux à vouloir quitter le pays.

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Avec notre envoyée spéciale au Caire

Devant l’église copte de Maraashli dans le quartier chic de Zamalek au Caire, quelques habitants se rendent à la messe. Le père Paul officie dans cette église depuis treize ans, aujourd’hui il est inquiet : « Oui, la situation est très inquiétante, il y a beaucoup de fidèles qui ont peur, plusieurs ont déjà quitté le pays et d’autres se demandent ce qu’ils vont faire. » Mona, la soixantaine, est très pessimiste. Elle ose à peine parler dans le micro : « Ça ne va pas du tout , il ne faut pas rester ici. »

Ses deux enfants sont partis à l’étranger, elle se prépare à les rejoindre. Une rumeur court selon laquelle les Pays-Bas accorderaient l’asile politique plus facilement depuis quelques jours, une rumeur démentie par l’ambassade. Mais d’autres n’envisagent pas de partir, comme Samira : «  L’Egypte, c’est la mère des civilisations, je suis née ici, je vis ici, et je mourrai ici. Ceux qui disent qu’ils veulent partir ? Non, non, pas pour moi ! Pourquoi ils partent ? L’Egypte est trop belle ! »

D’autres préfèrent ne pas s’exprimer. Pourtant, selon l’Initiative égyptienne des droits de l’homme, les incidents contre la communauté copte ont plutôt baissé depuis janvier dernier. En revanche, les craintes sont surtout attisées par le sentiment que les libertés d’expression et de culte pourraient être restreintes, notamment dans la future Constitution.

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