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Syrie / Qatar

Syrie: le dissident de longue date George Sabra élu à la tête de l’opposition syrienne

L'opposant syrien George Sabra, lors de l'assemblée générale du Conseil national syrien à Doha, le 6 novembre 2012.
L'opposant syrien George Sabra, lors de l'assemblée générale du Conseil national syrien à Doha, le 6 novembre 2012. REUTERS/Mohammed Dabbous

Le Conseil national syrien s'est enfin choisi un nouveau président. Ce dernier devait être désigné mercredi et c'est finalement la nuit dernière, vendredi 9 novembre, que Georges Sabra a été élu à Doha, au Qatar, où se déroulent depuis dimanche dernier les assises du CNS. Il a été élu par 28 des 41 membres du nouveau secrétariat général de l'instance.

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Avec notre correspondante à Doha, Laxmi Lota

Georges Sabra s'est exprimé ce samedi 10 novembre à Doha où se tiennent depuis une semaine les assises du CNS (Conseil national syrien). Le nouveau président exhorte la communauté internationale à soutenir sans conditions l'opposition.

« Malheureusement, nous n'avons rien de leur part, à part quelques communiqués et des encouragements », a critiqué le nouveau président élu. Les alliés d'Assad « en revanche donnent tout au régime », a encore déploré Georges Sabra.

Le même appel avait été lancé en début de semaine par l'ancien dirigeant du Conseil national syrien, Abdel Basset Seyda. Il avait alors demandé : « Pourquoi nos soutiens n'ont-ils pas réussi a prendre une décision pour arrêter le bain de sang ? ».

Georges Sabra s'est dit ce samedi déçu du comportement de la communauté internationale. Il souhaite que son aide ne soit pas liée à une refonte de la direction de l'opposition syrienne….

Le CNS doit subsister, avaient déjà prévenu les représentants de l'instance. Sans CNS, il ne peut y avoir de solution. C'est dans ce contexte que se tient une réunion élargie de l'opposition cet après-midi. Tous vont tenter de s'entendre pour créer une structure politique de l'opposition.

Ancien communiste, chrétien, George Sabra a été choisi pour être à la tête d'une opposition renouvelée. Opposant de longue date, il a été plusieurs fois détenu en Syrie avant de quitter clandestinement le pays en début d'année. A l'issue de son élection, cet ancien instituteur de 65 ans s'est engagé à « œuvrer, avec les autres composantes de l'opposition, pour accélérer la chute de Bachar el-Assad ».

Rassembler l'opposition syrienne, c'est justement le but affiché d'une deuxième réunion à Doha, voulue par plusieurs pays arabes et les Etats-Unis. Mais l'opposition élargie a décidé vendredi de se réunir sans le CNS, le Conseil national syrien, qui souhaitait repousser cette rencontre de vingt-quatre heures.

Par ailleurs, un important réseau de militants sur le terrain en Syrie, les Comités locaux de coordination, ont aussi claqué la porte du CNS. Ils accusent les Frères musulmans d'avoir pris le contrôle du Conseil.
L.L
 

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