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Syrie / Liban

Syrie : des réfugiés palestiniens du camp de Yarmouk déjà sur le chemin du retour

Réfugiés palestiniens, au poste-frontière libanais de Masnaa, eux ici, en attente d'entrée au Liban, après le bombardement de leur camp à Yarmouk, le 19 décembre 2012.
Réfugiés palestiniens, au poste-frontière libanais de Masnaa, eux ici, en attente d'entrée au Liban, après le bombardement de leur camp à Yarmouk, le 19 décembre 2012. AFP PHOTO /JOSEPH EID

Ils ont décidé de quitter la Syrie en guerre. Après le bombardement notamment du camp palestinien de Yarmouk au sud de Damas, une partie des réfugiés continue d'affluer à la frontière avec le Liban. Mais certains semblent déjà emprunter le chemin du retour. Reportage au poste frontière libano-syrien. de Masnaa.

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Avec notre envoyé spécial, Khaled Sid Mohand

Cette semaine plus de 4 000 familles palestiniennes ont franchi la frontière syro- libanaise pour fuir les combats qui continuent de faire rage à l’intérieur du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk. Mais alors que leur flux était en cette fin de semaine, en nette diminution, certains d’entre eux semblaient prendre le chemin de Damas, comme en témoigne leur présence au guichet des départs du poste-frontière libano-syrien.

Sihem Abu Setteh, Palestinienne, originaire du même camp de réfugiés à Damas, explique les raisons de leur retour : « Leurs conditions de vie sont extrêmement précaires. Personne ne leur apporte le moindre secours. Aucune organisation, aucune ONG, ni même l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens ne sont venues les aider. C’est pourquoi, certains préfèrent courir le risque de retourner mourir sous les bombes chez eux, plutôt que de rester ici mourir de faim et de pauvreté ».

Plusieurs centaines de familles ont néanmoins pu jouir de l’hospitalité des camps de réfugiés palestiniens à Beyrouth et Saïda où une solidarité informelle qui repose notamment sur les liens familiaux transfrontaliers, est venue compenser la lenteur des ONG et des agences onusiennes qui n’étaient vraisemblablement pas préparées à un tel exode.

Un test inquiétant pour les organisations humanitaires qui redoutent une catastrophe de plus grande ampleur en cas de chute du régime syrien. 

Par ailleurs, dans la province de Hama, les habitants de deux villages chrétiens ont reçu l'ordre des rebelles d'expulser les militaires restés fidèles à Bachar el-Assad, sous peine d'être attaqués. C'est ce que montre une vidéo mise en ligne par l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Et Lakhdar Brahimi, le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe, est attendu dans les prochains jours à Damas. Il devrait être reçu par le président Assad.

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