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Egypte

Egypte: en marge de l'appel au calme, des victimes de la répression témoignent

Un manifestant au Caire, lors des manifestations du 27 janvier 2013, au pont de Qasr Al Nil
Un manifestant au Caire, lors des manifestations du 27 janvier 2013, au pont de Qasr Al Nil REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

C’est un premier signe d’apaisement dans la crise politique que traverse l’Egypte depuis vendredi et le deuxième anniversaire de la révolution : plusieurs membres de l’opposition et du parti au pouvoir se sont engagés, sous l’égide de la plus haute autorité de l’islam sunnite, à dénoncer la violence et à trouver une solution pacifique. De nouvelles manifestations sont prévues ce vendredi.

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Avec nos envoyés spéciaux au Caire, Daniel Vallot et Manuel Pochez

L'appel au calme lancé par l'opposition et le pouvoir intervient à la veille d’une nouvelle journée de manifestation contre le président égyptien, et après une semaine d’émeutes qui ont fait plus de 50 morts et des centaines de blessés.

Plusieurs victimes des violences dénoncent la brutalité de la répression, à l'instar d'Ahmed, rencontré aux abords de la place Tahrir. Mercredi soir, quand les violences ont éclaté, il se trouvait sur la Corniche, au bord du Nil.

« J'étais en train de sauver un de mes amis qui s'était pris une balle dans les yeux, raconte-t-il, et pendant que je le portais pour le sauver, parce que je n'étais pas en train de me bagarrer, et bien la police m'a tiré dessus. »

Touchés par des tirs de grenailles, Ahmed s’en sort avec des blessures sans gravité. En revanche, son ami a perdu l’usage de son œil gauche.

« Jour de colère »

Non loin de là, un homme se présente à son tour. Il a été blessé à la tête par des jets de pierre. Malgré le risque, il retournera manifester ce vendredi 1er février à l’appel de l’opposition.

« Je fais ça pour mes droits, et pas seulement mes droits à moi, précise ce manifestant, mais pour ceux de mes enfants, de ma petite-fille. Parce que moi, je vais mourir un jour, mais ce qui va rester, ce sera pour les enfants. Donc je ne peux pas rester silencieux sur tout ce qui se passe maintenant. »

Malgré l’appel au calme lancé par les dirigeants des principaux partis égyptiens, de nouvelles violences sont à craindre.

La journée de manifestation qui doit avoir lieu ce vendredi a été baptisée « jour de colère » par les occupants de la place Tahrir.

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