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Arabie Saoudite

Arabie Saoudite: les travailleurs étrangers ont trois mois pour régulariser leur situation

Un migrant tentant de fuir la police saoudienne à Riyad, le 10 mars dernier.
Un migrant tentant de fuir la police saoudienne à Riyad, le 10 mars dernier. REUTERS/Stringer

Les autorités saoudiennes ont lancé ces dernières semaines une vaste chasse aux étrangers en situation irrégulière, qui a eu pour conséquence immédiate de ralentir l’activité de certains secteurs de l’économie. Le roi Abdallah a donné trois mois aux étrangers présents sur le territoire pour régulariser leur situation.

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Avec notre correspondante à Riyad, Clarence Rodriguez

C’est un véritable vent de panique qui a soufflé sur les entreprises saoudiennes ces dernières semaines. Les ministères saoudiens de l’Intérieur et du Travail ont procédé à des inspections musclées à la recherche de travailleurs étrangers en situation irrégulière.
Tous ceux qui ne possédaient pas d’iqamas (un visa, ndlr) ou de permis de travail étaient expulsés du pays.

Le port de Jeddah paralysé

Des milliers de Yéménites, Pakistanais et Bangladais ont été victimes de cette chasse à l’étranger. De peur d’être chassés à leur tour, des travailleurs n’osaient même plus sortir de chez eux. C’est ainsi que des sociétés de service, des restaurants, des écoles privées et même le port de Jeddah ont été paralysés ces derniers jours.

Lorsque l’on sait que 8 millions d’étrangers travaillent actuellement en Arabie Saoudite, il était urgent de trouver une solution.

Trois mois pour se régulariser

Le roi Abdallah a dû monter au créneau pour que la communauté d’expatriés retrouve une certaine sérénité. Une sérénité de courte durée, cependant, car les travailleurs en situation irrégulière ont trois mois pour régulariser leur situation.

Derrière cette situation préoccupante, et au-delà de la volonté des autorités saoudiennes de lutter contre le chômage qui atteint près de 45 % de la population active, il y a également la dénonciation du marché noir des Iqamas.

Ce trafic de permis de travail, initié par des Saoudiens peu scrupuleux, pousse trop souvent des étrangers à travailler dans des conditions proches de l’esclavage.

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