Accéder au contenu principal
Syrie / Etats-Unis

Armes chimiques: la «ligne rouge» de Barack Obama sur la Syrie, un horizon qui s’éloigne

Barack Obama, ici le 4 juin lors d’une conférence de presse à Washington, avait évoqué une « ligne rouge » en cas d’utilisation d’armes chimiques en Syrie.
Barack Obama, ici le 4 juin lors d’une conférence de presse à Washington, avait évoqué une « ligne rouge » en cas d’utilisation d’armes chimiques en Syrie. REUTERS/Kevin Lamarque

Le président des Etats-Unis avait prévenu, en août 2012, que l’utilisation d’armes chimiques dans le cadre du conflit syrien constituerait une «ligne rouge». Bien que les preuves semblent s’accumuler, et alors que la France se dit désormais «certaine» de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, les Etats-Unis maintiennent le statu quo. 

Publicité

Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes

Barack Obama avait peut-être été un peu rapide, au mois d’août 2012. Lors d’une conférence de presse, le président américain avait prévenu que l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien serait « une ligne rouge » franchie par Bachar el-Assad. 

À la Maison Blanche, plusieurs conseillers reconnaissaient alors - à voix basse - que la formulation était peut-être un peu définitive. Et le mois dernier, lorsque les premiers rapports faisant état de l’utilisation d’armes chimiques ont été publiés, Washington a immédiatement prévenu qu’il lui faudrait « des preuves solides » avant de décider d’une quelconque intervention.

Washington réclame « plus de preuves »

Depuis, la présidence américaine tente par tous les moyens de tenir cette position. Et peu importe que les Français se disent « certains » que des armes chimiques ont été employées par le régime de Damas. « Nous devons augmenter le faisceau de preuves », a déclaré ce mardi 4 juin le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney. « Il nous faut savoir qui a utilisé ces armes, quand et dans quelles proportions », a-t-il ajouté.

Washington n’a aucune intention d’envoyer des troupes se battre en Syrie, au moment où les Etats-Unis s’apprêtent à mettre fin à plus de douze ans de guerre en Afghanistan et en Irak. Et si Barack Obama répète que l’utilisation d’armes chimiques « changerait la règle du jeu », le président américain se garde bien, désormais, d’aller plus loin.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.