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Liban

Au Liban, la vendetta entre clans rivaux menace d’embraser une partie du pays

Patrouille de l'armée libanaise.
Patrouille de l'armée libanaise.

Un Libanais sunnite a été tué par des membres d'un clan chiite dans l’est du Liban en représailles à de premiers meurtres perpétrés il y a près de deux mois. En réaction, l’armée libanaise s’est déployée en force dans la région afin d’éviter un embrasement généralisé entre chiites et sunnites.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

L’armée libanaise a envoyé d’importants renforts dans l’est du Liban pour empêcher un embrasement généralisé entre les clans sunnites et chiites dans la plaine de la Bekaa.

Ce déploiement intervient après une embuscade tendue contre un convoi transportant des notables et des habitants du village sunnite d’Arsal, par des membres des deux puissants clans chiites, les Jaafar et les Amhaz. L’échange de tirs a fait des victimes dans les rangs sunnites dont le chef de la municipalité de Arsal qui a été blessé légérement à la tête. Deux Syriens qui faisaient partie du convoi ciblé ont été enlevés.

Vengeance

L’embuscade a été tendue pour venger le meurtre le 16 juin de quatre chiites, dont deux membres de la famille Jaafar dans cette même région. Ce quadruple assassinat avait été imputé au clan sunnite des Houjeiri, alliés des rebelles syriens.

La vendetta entre clans rivaux est une pratique courante dans cette région du Liban. Mais depuis le début de la crise syrienne, les incidents prennent une connotation confessionnelle. Les chiites appuient le régime de Bachar el-Assad et les sunnites soutiennent les rebelles syriens. Aux rivalités claniques traditionnelles, alimentées surtout par les disputes liées à la contrebande, est venue donc se greffer une dimension confessionnelle et politique. Un dangereux cocktail, qui, s’il explose, risque de mettre la région à feu et à sang.

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