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Syrie

Attaque chimique en Syrie: la Ligue arabe dénonce la «pleine responsabilité» de Damas

Les inspecteurs des Nations unies se sont rendus dans un hôpital de la banlieue de Damas pour visiter des personnes touchées par une présumée attaque à l'arme chimique, le 26 août 2013.
Les inspecteurs des Nations unies se sont rendus dans un hôpital de la banlieue de Damas pour visiter des personnes touchées par une présumée attaque à l'arme chimique, le 26 août 2013. REUTERS/Abo Alnour Alhaji

Pour la Ligue arabe, dont les représentants permanents se sont réunis ce mardi 27 août au Caire, l'attaque survenue près de Damas le 21 août dernier est un «crime horrible mené avec des armes chimiques internationalement interdites». Selon la Ligue, le régime syrien en porte l'entière responsabilité et les auteurs, qualifiés de «criminels de guerre», doivent être traduits devant la justice internationale. L'organisation panarabe, dont la Syrie est suspendue depuis 2011, appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à s'unir pour mettre fin un «génocide mené par le régime syrien depuis plus de deux ans». L'Algérie et l'Irak se sont abstenus. Le Liban a voté contre cette déclaration.

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

L’Arabie saoudite a pesé de tout son poids pour faire adopter le communiqué de la Ligue arabe. Ses pressions ont notamment porté leurs fruits en ce qui concerne l’Egypte. Le Caire est en effet redevable à Riyad pour une aide d’urgence de 5 milliards de dollars et un soutien diplomatique au gouvernement intérimaire face aux pressions des Etats-Unis et de l’Europe.

Le Caire a donc mis en sourdine son opposition à toute solution militaire en Syrie. À noter : les réserves de certains pays arabes, comme l’Algérie et l’Irak, qui restent minoritaires face à une Ligue qui a pris le parti des révolutionnaires syriens et privé Damas de sa représentation au sein de l’organisation panarabe.

La Ligue arabe tient donc le régime de Bachar el-Assad comme « pleinement responsable de l’attaque chimique », qualifiée de crime odieux dont les auteurs doivent être traduits devant la justice internationale. Toutefois, l'organisation souhaite une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU avant toute action drastique contre la Syrie.

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