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Etats-Unis / Syrie

Etats-Unis: le président de la Chambre des représentants rallie Obama sur la Syrie

John Boehner (à gauche), aux côtés du président américain à la Maison Blanche, le 3 septembre 2013.
John Boehner (à gauche), aux côtés du président américain à la Maison Blanche, le 3 septembre 2013. REUTERS/Larry Downing

Barack Obama cherchait à convaincre les responsables parlementaires américains du bien-fondé d'une intervention militaire en Syrie. Washington espère obtenir un feu vert du Congrès, peut-être la semaine prochaine. Le président des Etats-Unis peut désormais compter sur un soutien de poids, celui du président républicain de la Chambre des représentants. Ce mardi 3 septembre, il s'est exprimé devant la presse à l'issue d'un entretien avec Barack Obama, et s'est prononcé en faveur d'une intervention.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Cette prise de position publique du président de la Chambre des représentants est une excellente nouvelle pour Barack Obama, qui compte ses soutiens un à un. À la Chambre, les républicains dominent largement. Et au Sénat, si les démocrates sont majoritaires, l’aile gauche du parti votera contre l’intervention.

C’est dire si la partie est difficile. On voit d’autant mieux le bénéfice que Barack Obama peut tirer de la présence d’un John Boehner à ses côtés pour ce projet d’intervention en Syrie. C’est simple, sans les républicains, le texte ne passera pas.

On peut par ailleurs noter deux points importants dans ce soutien : John Boehner l’a dit, il va tenter de convaincre les élus de son parti. Il est le mieux placé pour emporter l’adhésion d’un certain nombre de républicains. Le président de la Chambre des représentants ne semble enfin poser aucun préalable au soutien qu’il apporte à Barack Obama.

En reprenant les arguments du président des Etats-Unis à sa sortie de la Maison Blanche, John Boehner représente un appui inconditionnel et républicain dont Barack Obama a bien besoin.


John Kerry et Chuck Hagel vantent les mérites d'une action militaire en Syrie

MM. Kerry et Hagel ont défendu pendant plusieurs heures, ce mardi 3 septembre, devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, la décision de principe surprise annoncée samedi par le président Barack Obama : procéder à des frappes « limitées » punitives sur la Syrie, mais pas avant d'avoir obtenu un feu vert du Congrès.

Les deux hommes, tous deux anciens combattants du Vietnam devenus des sceptiques de l'interventionnisme militaire à tout crin, ont pourtant prôné une « action » armée contre le régime de Damas, après deux ans et demi d'un conflit qui a fait plus de 110 000 morts.

« Ce n'est pas le moment d'être isolationniste assis dans un fauteuil. Ce n'est pas le moment d'être le spectateur d'un massacre », a lancé John Kerry devant ceux qui ont été ses pairs pendant 29 ans au Sénat, avant qu'il ne dirige depuis février le département d'Etat. Aux yeux du secrétaire d'Etat, les Etats-Unis doivent « agir » afin de « protéger leurs valeurs et leur sécurité nationale ».

Alors que Washington a retiré ses soldats d'Irak, s'apprête à le faire d'Afghanistan et qu'il est très réticent à tout nouvel engagement armé majeur au Moyen-Orient, M. Kerry a répété qu'une opération en Syrie se ferait « sans troupes au sol ». Pour le chef de la diplomatie américaine, frapper la Syrie permettrait aussi d'envoyer un message à l'Iran et au Hezbollah, soutiens militaires de Damas, et même à la Corée du Nord, dans le collimateur des Etats-Unis pour son programme nucléaire militaire.

Un manifestant a brièvement perturbé l'audition de ce mardi : un pacifiste, habillé en rose, a été expulsé en criant à l'adresse de John Kerry : [le secrétaire général de l'ONU] « Ban Ki-moon a dit non à la guerre, le pape [François] a dit non à la guerre (...) Les Américains n'en veulent pas ».

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